C’est en famille que les Binchois ont redécouvert un Parc Communal transformé en bivouac

BINCHE Combattants en armure, archers, forgerons, fauconniers… Binche était the place to be ce week-end pour les passionnés du Moyen Âge et les curieux.

Un véritable bivouac du XVe siècle s’était installé dans le parc communal, ceinturé par les remparts de la ville, et articulé autour des quatre compagnies ASBL organisatrices : La Rougemont (Bruxelles), Fer de Lance (Rebecq), La Licorne (Namur) et La Hure d’Argent (Arlon). “Je suis le capitaine de la Rougemont”, narre Patrice Vanstalle, 61 ans. “Je suis un vieux de la vieille, cela fait 25 ans que je mène campagne !”

Ancien para-commando, c’est aussi un puriste : “Quand je pars pour un camp médiéval, je quitte mon logement en ayant déjà enfilé ma tenue. Une tenue qui exclut toute matière synthétique et qui est faite à 100 % à la main. Je m’occupe de la discipline de la troupe.”

Tous des passionnés d’histoire et du Moyen Âge, comme lui. “On essaye d’offrir un panorama le plus fidèle possible de la vie quotidienne à l’époque”, conclut-il en nous montrant son épée, ébréchée par endroits. “Ça cogne vraiment quand on simule un combat. Mais tout est réglé comme du papier à musique.”

Tiflo est lui capitaine de la compagnie “Fer de Lance”. “Nous jouons le rôle d’une bande de mercenaires. Je suis passionné d’histoire et de reconstitution. Comme je me fais vieux, je porte moins l’armure… Étant graphiste de formation, je m’intéresse au travail de la calligraphie de l’époque.”

Un domaine qui est abordé moins souvent dans de tels bivouacs. “Les gens viennent d’abord pour le spectacle : les combats, les saynètes. Puis ils s’intéressent aux animations participatives comme des initiations au tir à l’arc, des jeux de société médiévaux. Une petite partie d’entre eux visite nos petits musées vivants, où on leur explique le travail du forgeron, la médecine, la broderie… C’est plus didactique.”

Le seul regret partagé par tout le monde : la météo chagrine de week-end, qui a fait renoncer pas mal de visiteurs potentiels.



© La Dernière Heure 2012