La troisième chambre correctionnelle de la cour d'appel du Hainaut a accordé, mardi, la suspension du prononcé de la condamnation à un ancien policier qui a fait capoter le mariage d'une belgo-marocaine, en 2010, avec un haut fonctionnaire marocain. 

Ce dernier avait demandé à un gendarme marocain d'enquêter sur sa future belle-famille. Le gendarme avait alors appelé l'un de ses collègues en Belgique, avec lequel il avait travaillé sur certaines enquêtes entre les deux pays. Le gendarme belge, devenu policier après la réforme, l'a informé que des membres de cette famille avaient été condamnés pour escroquerie.

Quelques jours avant les noces, le futur marié avait rompu les bans. La fiancée, qui ne fut pas informée des raisons de cette décision, a demandé une enquête et le policier belge a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour divulgation d'informations judiciaires à des fins privées. Il a écopé d'une peine de trois mois de prison, assortie d'un sursis.

La cour d'appel de Bruxelles a confirmé la peine mais l'arrêt a été cassé par la cour de cassation le 7 octobre 2020. Le dossier est donc revenu à Mons, plus de dix ans après les faits.

L'ancien gendarme est retraité de la police depuis 2012. Selon son avocat, il n'a jamais digéré la fusion entre la police et la gendarmerie.