Paul Magnette a pris connaissance de ses priorités en matière d’infrastructures ferroviaires

HAINE-SAINT-PIERRE Depuis plusieurs années, la Communauté urbaine du Centre se bat pour offrir de meilleures infrastructures ferroviaires à la région du Centre. L’obtention de nouveaux wagons doubles étages sur la ligne Binche - Louvain-la-Neuve a fait partie de ses revendications. On y ajoutera la livraison de locomotives neuves et l’exigence de réduire retards et suppressions de trains sur son territoire.

À plusieurs reprises, la CUC a interpellé les ministres à ce propos. Et depuis mars, elle fait le forcing auprès du ministre fédéral Paul Magnette. Les représentants des 13 communes concernées l’ont rencontré ce jeudi à Haine-Saint-Pierre. L’objectif est d’inciter le ministre à remettre sur pied un group de travail relatif aux problématiques ferroviaires.

Les griefs sont nombreux. “Nous sommes les parents pauvres, on s’est habitués à cela”, confie Pascal Hoyaux, président de la CUC. Les difficultés de déplacement des gens de la région dans toute la Wallonie sont une réalité. Comme la qualité insuffisante des infrastructures (parkings, gares abîmées), ou la non-accessibilité des gares aux personnes à mobilité réduite.

Sachant que le ministre a présenté son plan d’investissement de 25 milliards d’euros en matière de sécurité et d’infrastructures ferroviaires, les communes de la CUC ont saisi leur chance pour ne pas être oubliées lorsque l’enveloppe serait ouverte.

Le ministre a demandé quelles étaient les priorités pour chacune des communes. “La Louvière, en tant que 5 e ville wallonne, mérite au moins autant d’égard par rapport à d’autres villes de Wallonie ou de Flandre”, confie le président de la CUC. Ou à tout le moins que la SNCB comprenne que ce n’est pas en supprimant des services qu’elle aura plus de navetteurs.

“Il faut multiplier les accès à cette région en fonction de son développement économique, autrement nous nous retrouverons enclavés”, indiquent les bourgmestres. “On ne demande pas la Lune.” En attendant qu’un groupe mobilité se constitue entre les Tec, la SNCB et l’administration des Routes pour penser la mobilité globalement. C’est presque une question de survie.



© La Dernière Heure 2012