C'est en tout cas le souhait du collectif Les Cyclistes Gonflés à Bloc

Rassembler 1000 cyclistes sur la Grand-Place de Mons le 15 mai prochain, c'est le pari formulé par les Cyclistes Gonflés à bloc. Le collectif espère que son action, sobrement baptisée « Tous à vélo », rencontrera l'adhésion de la population. « Nous avons trois mois à peine pour préparer et tenir ce pari. C'est insuffisant, c'est déraisonnable. Mais quand les jeunes nous disent « bougez-vous pour le climat », il faut répondre présent. »

L'appel est donc lancé. Une réunion de lancement sera organisée ce mercredi 20 février prochain, à 19h30 au La du Hautbois et la publicité de l'événement faite ce jeudi 14 février à l'occasion d'une nouvelle manifestation montoise pour le climat. « Nous espérons notamment que les écoles emboîteront le pas. Les jeunes se mobilisent massivement pour réclamer, à juste titre, des actions en faveur du climat. C'est dans ce contexte, pour passer des paroles aux actions concrètes, que nous réagissons », précise Luc Leens. « Le vélo, c'est bon pour la planète dès le premier coup de pédale, il n'y a que du positif. »

Mais circuler à vélo dans la région n'est pas toujours simple, le collectif en est bien conscient, lui qui dénonce régulièrement, non sans humour, l'état des routes et l'insécurité qui entoure les usagers. « Les routes sont dangereuses, elles ne sont pas adaptées et forcément, cela en dissuade beaucoup. Les écoles ne disposent pratiquement plus de parking pour vélos et le nombre d'étudiants qui se rendent dans leur établissement via ce moyen de transport frôle souvent les 0%. C'est dire ! Pourtant, les avantages de la pratique sont nombreux.

« Nous avons vraiment l'espoir de rassembler 1000 cyclistes ou plus en mai prochain ! Mais nous espérons surtout que cette action ne sera pas une opération sans lendemain, que les citoyens en profiteront pour montrer que oui, ils sont prêts à délaisser autant que possible leur voiture au profit du vélo. Le monde politique en doute, certains citoyens aussi : il faut donc leur prouver que les Wallons ne sont pas différents des Flamands ou des Hollandais. Ce signal est nécessaire pour faire bouger les lignes. Ce n'est que s'ils se sentent soutenus que les élus auront l'envie de se positionner. »

Et Luc Leens d'ajouter : « Nous ne réclamons pas la paternité de cette mobilisation, nous voulons que chacun se l'approprie, même si les conditions ne sont pas optimales. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons solliciter de meilleurs aménagements, plus de sécurité,… Si malheureusement nous devions échoué et constaté un manque d'engouement, nous privilégierons d'autres actions, plus dans notre style. » Soit tenter de faire changer les mentalités et interpeller le monde politique à travers un humour grinçant.