Mons L’opposition dénonce le coût de la rénovation d’une cellule du piétonnier. Le collège réplique.

Nouvelle pierre à l’édifice de la maternité commerciale de Mons. La Ville a racheté un immeuble situé au 54 de la rue de la chaussée et y prévoit maintenant des travaux de rénovation.

À terme, ces cellules - la Ville en a déjà acquis 12 - seront louées à des prix attractifs pour des nouveaux commerces qui souhaitent prendre leur envol. Un jury d’experts validera les candidatures. Une fois le commerce bien lancé et la clientèle trouvée, il pourra déménager dans une autre cellule et laisser la place à un nouveau projet.

Mais l’opposition de Mons en Mieux bute sur le montant des travaux. "Pour la rénovation du 54 rue de la chaussée, nous sommes à plus de 600.000 euros" s’étrangle François Collette. "Il faut y ajouter le prix d’achat. À ce rythme-là, la dotation FEDER sera vite épuisée. De plus, le collège ne prévoit que la rénovation du rez-de-chaussée. Cela veut-il dire qu’on va se retrouver avec tous des immeubles dont les étages ne sont pas occupés ?"

L’échevin de la Régie foncière détaille les travaux qui sont prévus dans la fameuse cellule du piétonnier. "Le chantier prévoit la rénovation du rez-de-chaussée commerciale mais aussi celle des maçonneries et de l’annexe située en fond de parcelle, des ardoises artificielles, de la charpente sous-jacente et de la toiture plate à l’arrière", détaille Maxime Pourtois. "Des travaux de zinguerie et d’égouttage sont également compris, ainsi que la restauration des lucarnes et corniches et le remplacement des menuiseries. Il y aura enfin des travaux d’isolation pour améliorer les performances énergétiques. Par ailleurs, nous avons entrepris des démarches pour créer du logement à l’étage."

De son côté, le bourgmestre Nicolas Martin s’agace des attaques incessantes de Mons en Mieux contre les projets développés pour relancer le commerce en centre-ville.

"Mons en Mieux espère que le piétonnier sera en difficulté le plus longtemps possible pour en faire un de débat politique", pointe Nicolas Martin. "Dans leur programme, ils préconisent de faire partir les commerces pour créer des logements dans le piétonnier. Nous n’avons pas la même vision. Nous misons sur la redynamisation du centre-ville. Et des projets comme la maternité commerciale, financée à 90 % par des subsides, sont cités en exemple ailleurs qu’à Mons."