Il manque 35 policiers en Hainaut, dont 22 à Mons. Un préavis de grève a été déposé

Depuis plusieurs mois, la grogne couve au sein de la police fédérale de la route (WPR) en Hainaut et, ce lundi, elle vient de se matérialiser. En front commun syndical (SLFP, CSC, SNPS et CGSP-Admi), un préavis de grève a été déposé. Cette grève pourra avoir diverses formes durant la période du 1er décembre au 2 janvier 2018. Les policiers pourraient en effet refuser, par exemple, de réaliser les contrôles sur les routes durant la période des fêtes de fin d’année en Hainaut.

Autant écrire que la coupe est pleine, davantage encore avec les derniers accidents survenus sur les autoroutes qui ont eu le don de mettre la patience des automobilistes à rude épreuve. Rappelons que dans ses missions, la police fédérale de la route vient en assistance aux personnes impliquées dans ces accidents et tente d’aider au mieux pour dégager les voies de circulation ou dévier le flux de véhicules sur des voies alternatives. Sauf que depuis au moins mai dernier, le manque d’effectifs est criant. Il manque 35 policiers pour assurer un service minimum !

"Dans la province du Hainaut, il y a trois postes de circulation à savoir Péruwelz, Mons et Charleroi. Or à ce jour, il y a un déficit en personnel policier de près de 53 % pour l’ensemble de ces trois postes", dénonce Philippe Bailly, président provincial SLFP. À Péruwelz, ils ne sont que 16 policiers (contre 32 selon le cadre). À Mons, ils ne sont que 14 policiers (contre 36) et à Charleroi, ils ne sont que 20 policiers (contre 35). "C’est une situation catastrophique ! Par manque de policiers, ceux présents n’en peuvent plus, ils sont sur les genoux et malgré notre insistance, comme sœur Anne, nous ne voyons rien venir. Ne plus pouvoir faire son job correctement est tout aussi frustrant que de perdre son temps dans les bouchons."

Selon les syndicats , il faut s’attendre à ce que les délais d’attente continuent de s’allonger "et les désagréments pour les usagers ne vont donc que s’aggraver", au grand dam du personnel qui risque de subir directement le mécontentement des automobilistes.