Le pire a sans doute été évité ce samedi après-midi à Mons. Des bandes urbaines montoises et louviéroises avaient prévu de s'y affronter. Mais elles ont pu être interceptées par les forces de l'ordre avant que le conflit n'éclate.

En étroite collaboration avec la police de La Louvière, la police fédérale des Chemins de Fer et la réserve fédérale de Bruxelles, la police de Mons-Quévy a mené une opération destinée à intercepter les membres présumés de ces bandes aux abords de la gare.

"Les Louviérois avaient pris place dans un train à destination de Mons où les policiers en nombre les attendaient à même le quai", indique Jean-Hubert Nicolay, chef de corps de la police Mons-Quévy. "Au total, pas moins de 35 individus, majeurs et mineurs, Montois et Louviérois confondus, ont été arrêtés administrativement. Tout s’est déroulé dans le calme et sans le moindre incident. Certains étaient porteurs d’armes prohibées et feront l’objet de procès-verbaux judiciaires."

La police indique par voie de communiqué que le bourgmestre de Mons, Nicolas Martin, a été informé en temps réel et se félicite de la réussite de cette opération qui a permis d’éviter des troubles majeurs dans la Cité du Doudou, une semaine après les débordements hors normes causés par des bandes de casseurs à Liège.

Ce n'est pas la première fois que de jeunes Montois et Louviérois cherchent à en découdre. Plusieurs affrontements plutôt violents avaient déjà eu lieu à Mons en 2017, jusqu'à ce que la police empêche une ultime rixe. Une dizaine de mineurs avaient été interpellés et là encore, des procès-verbaux avaient été rédigés pour port d'armes prohibées. Certains étaient munis de marteaux, de cutters et de sprays lacrymogènes.