Le projet était dans les cartons depuis un moment déjà. Ce mardi, la province de Hainaut a confirmé une nouvelle fois son intention d’acquérir le site de la protection civile de Ghlin, démantelée en décembre 2018 pour permettre la mise en œuvre de la réforme de l’ex-ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA) prévoyant le seul maintien des casernes de Crisnée et Braaschaat.

La Province n’a jamais caché ses intentions de profiter du site pour y développer des activités de sécurité. Situé à quelques encablures de l’Institut provincial de formation, ce site est apparu idéal pour développer un centre de formation et d’entraînement destiné à tous les acteurs de la sécurité publique et privée.

Ce mardi matin, le conseil provincial a approuvé cette démarche en validant la déclaration d’intention de reprise par une emphytéose de 50 ans (pour 69 800 € annuels) de l’ensemble du site de la Protection civile. Cette proposition avait par ailleurs déjà obtenu le feu vert du Conseil des Ministres fédéraux.

"Le site devrait intégrer un centre hainuyer de coordination et de commandement pour la gestion de crise à l’initiative du Gouverneur et pourrait permettre la réimplantation d’une antenne de la Protection civile", explique Pascal Lafosse. Conçu de manière phasée et s’appuyant sur des partenariats extérieurs, le projet doit permettre de désengorger les infrastructures de l’Académie de police de Jurbise, de favoriser davantage de formations pratiques et de répondre à des besoins logistiques de la zone de secours Hainaut Centre, du Parquet et de la Croix rouge.

Avec le site de « Hainaut Sécurité » dédié à l’école du feu à Bauffe, c’est donc un concept mutlidisciplinaire, complémentaire et cohérent qui se construit. "Les services du Gouverneur y voient l’opportunité de développer des exercices et des simulations de crise impliquant les autorités et les acteurs de la sécurité."

Pour en arriver là, il faudra cependant mettre la main au portefeuille. "L’estimation des services provinciaux quant à la rénovation du bâtiment principal qui comportera des classes, bureaux, sanitaires, chambres et des hangars est d’environ 500 000 euros", détaille Pascal Lafosse. "Les occupations de locaux par des partenaires intéressés et par la police fédérale feront l’objet d’une convention de location et permettront d’augmenter nos recettes. Tout nouveau projet de bâtiment fera bien entendu l’objet de recherche de subsides et d’une étude sur la mutualisation et la co-gestion de l’espace."

Ce qui devrait permettre un "montage financier solide" avec le soutien du gouverneur par le biais notamment des fonds fédéraux Seveso et nucléaires.