Un projet inédit en Belgique qui marie alimentation saine et réinsertion professionnelle.

Il fut un temps où les plateaux-repas servis dans les institutions publiques, plus proches du Tricatel que du trois-étoiles, laissaient de marbre. Mais c’est bien sur des produits de qualité que mise le CPAS de Mons avec sa régie communale agricole. Le projet s’esquisse avant la recherche de subsides.

"Nous sommes allés visiter la première régie agricole de France à Mouans-Sartoux. Elle existe depuis 2010", explique Marie Meunier, présidente du CPAS. "C’est un modèle qui fonctionne très bien. Nous sommes en train de calculer ce que coûterait son adaptation à Mons avant de monter notre dossier pour aller chercher des subsides."

Le CPAS dispose déjà d’un terrain de 6 hectares à Ghlin où il pourra cultiver ses légumes bios. "4 hectares seront cultivés et 2 autres laissés en jachère en alternance", précise la présidente du CPAS. "Les récoltes permettront d’alimenter les repas pour nos crèches, nos maisons de repos et le service d’aide à domicile."

Des produits frais et sains dans les assiettes du CPAS, ce n’est pas le seul avantage qu’offre ce projet de régie agricole. "C’est un projet qui mise aussi sur la réinsertion professionnelle. Nous pourrons ainsi diriger des bénéficiaires de RIS vers la formation de biomaraîcher qui est un secteur en pénurie", poursuit Marie Meunier. "Finalement, nous aurons donc des produits locaux et bios, le tout avec une dimension sociale."

Si la régie agricole a déjà fait ses preuves en France, son adaptation montoise sera une première en Belgique.