Mons La députée socialiste Joëlle Kapompole interpelle le ministre Carlo Di Antonio.

Dans la région de Mons et la région du Centre, il est aujourd'hui presque devenu impossible d'emprunter l'autoroute ou les grands axes secondaires sans rencontrer des ralentissements causés par les chantiers. "Si les travaux d’entretien et de réfections de nos routes régionales s’imposent sans conteste, il convient de vérifier l’organisation desdits travaux, les nuisances qu’ils engendrent pour les citoyens de Mons-Borinage", estime la députée wallonne Joëlle Kapompole (PS).

La région souffre actuellement d'une dizaine de chantiers simultanés. D'abord plusieurs sur l'autoroute E19 et/ou E42 : le pont de Pommeroeul, le pont de La Louvière, les travaux à Chapelle-lez-Herlaimont mais surtout le grand chantier entre Obourg et Jemappes. Ajoutons à cela les travaux à la sortie du R5 à hauteur de Mons, sur la chaussée de Bruxelles à Nimy, sur la N538, sur la route de Wallonie à Baudour ou encore la fermeture du pont de la route de Wallonie qui enjambe le canal à hauteur de Hautrage.

Outre les ralentissements directs, ces multiples travaux créent des dommages collatéraux. "Cela engendre un contournement des sites fortement embouteillés, ce qui cause de très nombreuses difficultés pour les villes et villages de Mons-Borinage, les véhicules sortant des autoroutes, en ce compris les camions", signale la députée montoise qui interpellera prochainement le ministre wallon de la mobilité Carlo Di Antonio (cdH) à propos de l'enchaînement de ces chantiers.

Compétente pour la plupart de ces travaux, la Sofico est consciente de cette accumulation. "Beaucoup de chantiers démarrent au printemps. Pour les plus gros chantiers, il y a la volonté de les terminer avant l'arrivée de l'hiver suivant même si ce n'est pas toujours possible. Notons aussi que la Sofico a hérité de la gestion des autoroutes et principales routes nationales en 2010 et que nous devons désormais rattraper un manque d'investissements de plusieurs dizaines d'années."

La nature de ces différents chantiers est également différente. "Il y a des ouvrages d'art comme le pont de La Louvière où nous avons rencontré pas mal de problèmes. Autre exemple : le chantier entre Gottignies et Chapelle-lez-Herlaimont (réparation de nids de poule localisés) qui est réalisé en sortie d'hiver puisque des réparations provisoires avaient été effectuées durant l'hiver. C'est un chantier très localisé qui sera réalisé durant un mois par tronçons successifs."