Considérée comme une filière en pénurie, et donc porteuse d’avenir, l’horticulture peine à attirer les étudiants. Du côté de l’Athénée provincial Jean d’Avesnes, à Mons, on propose pourtant une formation complète dès la troisième année de l’enseignement secondaire. À l’heure où les jeunes se questionnent sur leur avenir et s’apprêtent à poser un choix, l’Athénée espère faire le plein d’inscription cet été.

"C’est vraiment une section qui mérite d’être plus connue", souligne Pascal Lafosse (PS), député provincial en charge de l’enseignement et de la formation. "Parce que c’est une formation qui débouche automatiquement sur un emploi mais aussi parce qu’elle se veut très complète et très variée, dans un cadre vraiment agréable. Des équipes passionnées, avides de transmettre leur savoir, encadrent les étudiants."

Deux formations sont actuellement proposées. La première, ouvrier qualifié en horticulture, fait partie de l’enseignement professionnel tandis que la seconde, technicien en horticulture, fait partie de l’enseignement technique. "L’ouvrier qualifié maitrise les gestes techniques propres aux opérations à effectuer. Ce sont des étudiants qui travaillent ensuite dans une exploitation de production maraichère, en pépinière, dans une jardinerie, dans l’entretien des parcs et jardins."

Les techniciens en horticulture deviennent quant à eux chef d’équipe dans une exploitation de production maraichère, une pépinière, une jardinerie une ou une entreprise de parcs et jardins. "Les deux formations débouchent sur des emplois de qualité. Le problème, c’est que trop peu de jeunes s’y intéressent et connaissent cette formation. Alors qu’à Ath, c’est une filière qui rencontre un franc succès."

Le député provincial espère changer la donne et attirer davantage de monde. "On espère enregistrer une dizaine d’inscriptions. Nous sommes convaincus de la qualité des formations proposées et l’on reste persuadé que si une émission du style Top Chef était dédiée à l’horticulture, au lendemain de la diffusion, il n’y aurait plus une seule place libre."

Précisons encore que la section horticulture de l’APJA est certifiée bio et que les productions se retrouvent dans les filières sport-études de la Province de Hainaut. Les surplus sont également proposés à la vente auprès de particuliers.