Chaque jour apporte son lot de nouveaux constats et donc de nouvelles décisions à prendre, depuis maintenant plus d’un an. Face à une crise sanitaire qui s’éternise, le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq (PS), a réuni ce lundi les bourgmestres des 69 communes de la province, les chefs de corps des différentes zones de police et de la police fédérale, ainsi que le ministère public. L’objectif était de faire le point sur les récentes évolutions dans le cadre de la gestion de la crise.

Un point malheureusement bien nécessaire car la situation épidémiologique en province de Hainaut n’est pas à envier. "La situation au sein de nos hôpitaux est très tendue. Nos soins intensifs sont presque à saturation", explique le gouverneur. "En termes covid, il reste 15 places sur l’ensemble de la province. En soins intensifs non covid, il reste moins de 10 places." À ce jour, la province de Hainaut est l’une de celles où les hospitalisations sont les plus nombreuses.

"Par ailleurs, le taux de positivité dans notre province approche les 15% alors que le testing est trop peu sollicité. Ceci signifie que de nombreux cas covid circulent sans même le savoir." L’ensemble des services réunis ce lundi en visioconférence se sont dit conscients de la difficulté de la situation actuelle et se sont accordés sur la nécessité d’avoir "une approche légaliste, en mettant tout en œuvre pour que la situation reste sous contrôle et limiter, autant que possible, les éventuels débordements par la pédagogie."

À ce stade, aucune mesure supplémentaire propre à la province n’a été décidée, mais plusieurs réunions seront encore organisées dans les prochains jours. La prochaine se tiendra ce mardi 20 avril, en présence de la ministre de l’intérieur. Le lendemain, mercredi donc, les bourgmestres des chefs-lieux de chaque province et des grandes villes seront également réunis virtuellement par la ministre. Enfin, sous la coordination de la police fédérale du Hainaut, une réunion des 23 chefs de corps de la province est planifiée ce jeudi 22 avril.

"Si nous voulons que les assouplissements à venir se déroulent au mieux, il est indispensable d’insister sur l’importance des gestes-barrière au risque de voir une flambée épidémiologique à laquelle nos hôpitaux ne résisteront pas. Si nos hôpitaux sont pleins, ils ne seront plus en mesure de nous prodiguer des soins adaptés. Chacun doit respecter ces gestes : se laver les mains, garder une distance physique de minimum 1,5 mètre, porter un masque." Rappelons par ailleurs que les personnes présentant des symptômes, même faibles, doivent se faire tester.