Pourquoi donc la sortie n°23 Nimy-Maisières est-elle donc toujours fermée à la circulation ? La question est régulièrement posée par des usagers exaspérés et toujours contraints de continuer sur l’autoroute pour emprunter la sortie Obourg, où un demi-tour est aménagé. En effet, depuis plusieurs mois déjà, le chantier entrepris sur la E42-E19/A7 ne concerne plus que trois kilomètres, entre Nimy/Maisières et la fin du pont-canal.

La Sofico, à la manœuvre, a pourtant décidé de maintenir la signalisation en place jusqu’à la fin définitive du chantier, c’est-à-dire en fin d’année si tout se passe bien. Conséquence, l’échangeur n’est toujours pas accessible… Alors qu’il pourrait l’être. Autant écrire qu’auprès des conducteurs, la décision passe plutôt mal.

Et pour cause : malgré la déviation en place, une partie du charroi souhaitant se déplacer vers Maisières, Jurbise, Ath, Casteau et Soignies sort à Mons, saturant encore un peu plus le réseau secondaire. Aujourd’hui, pour circuler dans Mons et ses alentours, mieux vaut s’armer de patience et ne pas être sujet aux excès de rage.

Les raisons évoquées par la Sofico pour justifier cette décision difficilement compréhensible sont, en autres, logistiques et économiques. "Le travail entrepris sur deux des trois ponts réhabilités est terminé mais le dernier, celui qui surplombe les voies du chemin de fer, se situe au milieu du tronçon de trois kilomètres", explique Héloïse Winandy, porte-parole de la Sofico.

"Modifier la signalisation déjà en place aurait inévitablement provoqué quelques embarras de circulation pour le permettre mais ne changerait en plus pas grand-chose pour les usagers puisqu’elle doit être placée à une certaine distance de l’ouvrage d’art. Les usagers n’auraient gagné que quelques mètres de circulation sans travaux."

Et de poursuivre : "Quant à la sortie, la problématique reste similaire. Pour la rouvrir à la circulation, il faudrait déplacer les séparateurs de béton installés pour permettre le basculement du trafic en direction de Bruxelles sur les voies en direction de la France. Nous sommes en fin de chantier et cette modification coûterait plusieurs centaines de milliers d’euros. Nous avons pris la décision d’attendre."

Bref, pour la Sofico, la seule solution réside dans le fait de prendre patience… Et d’emprunter la déviation prévue par ses soins. "Le fait qu’une partie du trafic soit reportée sur le réseau secondaire n’est pas de notre fait. Nous n’avons prévu aucune déviation vers le centre-ville de Mons mais invité les usagers à rester sur l’autoroute." À n’en pas douter, une fois ces travaux terminés, certains seront tentés de déboucher le champagne.