Mons Emmanuelle Lecomte relate ses voyages au travers de ses récits

Emmanuelle Lecomte, 44 ans, est une écrivaine à la tête d’une famille de trois petits nomades. Depuis son adolescence, la Sonégienne a déjà beaucoup voyagé, notamment dans le cadre de projets humanitaires. Diplômée en communication sociale et en anthropologie, elle a parcouru le Togo et les Philippines avant d’enseigner le français comme langue étrangère au Cambodge et au Burkina Faso.

L’auteur écrit et dessine depuis son enfance. "Ce que j’aime dans l’écriture, c’est de pouvoir relater l’aspect extraordinaire d’une vie de routine, qu’elle soit sous les tropiques ou ailleurs. Beaucoup de personnes pensent que, lorsque nous sommes à l’étranger, nous sommes en vacances. Mais ce n’est pas le cas. Nous vivons et travaillons à l’étranger, comme si nous étions en Belgique. Nos enfants sont alors scolarisés dans le pays où nous résidons. J’écris donc sur notre vie familiale mais aussi sur la vie locale du pays. En fait, j’aime vraiment observer ce qui m’entoure", explique-t-elle.

La Sonégienne vient de publier son second livre, "Le Québec, bon trip !", un récit de voyage illustré par la cadette de la famille âgée de six ans.

"Ma fille dessine depuis qu’elle est née. Elle se balade toujours avec un carnet dans lequel elle dessine beaucoup de choses merveilleuses. Pendant l’été 2015, lors de notre voyage au Québec, j’ai décidé de tenir un carnet sur notre voyage parce que, depuis la publication de mon premier récit, j’éprouvais des difficultés à jongler avec ma vie professionnelle, ma vie familiale et ma vie d’écrivain. Quand ma cadette a appris que je tenais un carnet, elle a proposé de participer à l’élaboration de mon récit en apportant ses propres illustrations. La plupart du temps, elle dessinait assise au beau milieu de la forêt. C’est ainsi qu’elle a dessiné les ratons-laveurs qui se retrouvent dans le récit".

Le livre est publié aux éditions "Le livre en papier", une entreprise locale sonégienne à découvrir sur lelivreenpapier.com. Pour l’heure, la famille est de retour sur le sol belge avec toutefois une envie certaine : s’évader le plus vite possible. En attendant la prochaine escapade, Emmanuelle enseigne le français comme langue étrangère pendant que son mari œuvre à la cause humanitaire.

"J’ai visité 40 pays mais paradoxalement, je n’ai pas encore eu de coup de cœur pour un pays en particulier. Je crois avoir ce besoin de visiter et de découvrir le monde, sans pour autant m’installer définitivement quelque part". Une famille de bourlingueurs qui ne semble pas prête de s’arrêter en si bon chemin.