Après la Flandre et Bruxelles, c'est au tour de la Wallonie de lancer la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans. Cette campagne commence par une phase-test à Mons et à Liège. Elle a démarré ce mercredi après-midi.

"Les centres de vaccination accueilleront les enfants les mercredis après-midi et les samedis matin", explique Lara Kotlar, porte-parole de l'Aviq. "Pour cette première semaine de test, nous avons quelque 150 inscrits à Liège et 455 à Mons. Dès la semaine prochaine, la campagne sera étendue à toute la Wallonie. 300.000 invitations ont été lancées. Les enfants qui vont seulement avoir 5 ans recevront une invitation la semaine précédant leur anniversaire. Actuellement, nous avons déjà 15.000 inscriptions en Wallonie."

Si pour les adultes, le mot d'ordre est de se faire vacciner, pour les enfants, le ton est différent. "Ici, c'est vraiment une possibilité qui est offerte. Mais on ne va pas insister pour faire vacciner les enfants, comme on le fait pour les adultes", poursuit la porte-parole de l'Aviq. "C'est une décision qui doit être prise en famille et discutée avec le médecin ou le pédiatre."

Au Lotto Mons Expo, le centre de vaccination a ouvert ses portes aux enfants à 14h ce mercredi. Et les familles étaient déjà nombreuses à faire la file avant le coup d'envoi. "Nous le faisons comme un acte citoyen, mais aussi pour protéger le reste de la famille", explique la maman du petit Noa, 5 ans. "Nous en avons parlé ensemble. Il a aussi hâte de pouvoir reprendre une vie normale, ce qui n'est pas le cas pour le moment." Théo, 11 ans, s'est lui-même porté candidat. "Mes parents étaient déjà vaccinés et moi, ça ne me dérange pas de le faire si ça peut aider. On en a parlé avec des copains, il y en a d'autres qui vont aussi le faire."

Benjamin d'une fratrie de quatre enfants, Florian vient agrandir la troupe des vaccinés du haut de ses 10 ans. "Ses frères, plus âgés, étaient déjà vaccinés. Maintenant que la possibilité s'ouvre pour lui, on en a discuté, et on s'est dit que ce serait une bonne chose. Il y a des personnes à risque dans notre entourage, on sera plus tranquille." Quelques minutes plus tard, Florian reçoit sa dose de vaccin, les félicitations d'une infirmière particulièrement attentionnée et même son diplôme d'enfant courageux. Sa maman se dit soulagée.

Depuis l'apparition du variant Omicron plus particulièrement, les données manquent sur l'efficacité du vaccin dans la transmission du virus. La porte-parole de l'Aviq voit tout de même des avantages dans cette campagne. "Nous n'avons pas de chiffres précis sur la transmission, mais on voit clairement que plus la vaccination avance, plus les services de soins intensifs se vident."

Arès avoir examiné les données d'une étude de Pfizer réalisée auprès de 2.000 enfants âgés de 5 à 11 ans et démontrant une efficacité de 90.7%, pour éviter les cas de Covid-19 symptomatiques, le comité de l'Agence européenne du Médicament a donné son feu vert au vaccin Comirnaty fin novembre. En Belgique, la Conférence interministérielle Santé a suivi un mois plus tard. Du côté de l'OMS cependant, on se désole de voir les pays riches vacciner les enfants alors que d'autres restent à la traine.