Taxe sur les immondices et les égouts, taxe sur les débits de boisson, taxe sur l'audition musicale ou encore taxe sur les terrasses et chevalets… Les cafés et les restaurants doivent s'en acquitter auprès des autorités communales. Mais le secteur est frappé par une nouvelle fermeture. Comme lors des trois mois de confinement au printemps, la Ville de Mons a donc décidé d'une nouvelle exonération.

"Dès que j'ai appris vendredi dernier que les cafés et les restaurants allaient fermer, j'ai consulté le bourgmestre au sujet de ces taxes. La mesure devait passer au collège communal. C'est chose faite ce vendredi", explique Mélanie Ouali, échevine des Finances. "Nous avons décidé d'une exonération de ces taxes pour les mois d'octobre, de novembre et de décembre. Même si le secteur horeca peut reprendre ses activités d'ici la fin de l'année, nous avons voulu couvrir les trois derniers mois, car la situation est difficile."

Cette nouvelle exonération représente un manque à gagner d'environ 50.000 euros pour les caisses communales. Du côté de la Ville de Mons, on indique être conscient que ce geste ne résoudra pas tout. Mais on voulait pouvoir offrir un peu d'air à un secteur qui compte beaucoup dans la Cité du Doudou et qui est durement impacté par la crise.

Après le confinement, la Ville de Mons était la première en Belgique à mettre en place un plan de relance communal. Un budget de 8 millions d'euros était débloqué pour offrir des primes de 5.000 euros pour les commerçants et de 7.500 euros pour l'horeca. La fin du remboursement d'un prêt contracté pour le sauvetage du holding Dexia et quelques manipulations d'écriture comptable avaient permis de mettre en place ce dispositif sans grever les finances communales. Un nouveau prêt est tout de même contracté pour vingt ans. Alors que la deuxième vague bat son plein, que le secteur horeca est à nouveau à l'arrêt et que beaucoup redoutent un reconfinement, la Ville de Mons serait-elle capable d'adopter un nouveau plan d'aide?

"Nous y réfléchissions évidemment, mais il est encore trop tôt pour le dire, car nous n'avons pas tous les paramètres. Tout dépend des mesures qui vont être décidées, mais aussi des aides qui seront octroyées par les tutelles. Nous avons d'ailleurs rendez-vous avec les autorités wallonnes dans le cadre de la modification budgétaire, et nous en profiterons pour évoquer le sujet. De notre côté, c'est aussi un élément qui entre en ligne de compte pour l'élaboration du prochain budget. Mais il y a encore des inconnues", conclut Mélanie Ouali.