Le collectif montois donne 15 jours pour débarrasser des pistes cyclables de leurs mauvaises herbes.

Ils avaient dénoncé la situation avec humour cet été au travers d’une recette de grillade de cycliste aux herbes aromatisées. Cette fois, ils remettent le couvert et haussent le ton en mettant en demeure la Ville de Mons et la Région wallonne. Les cyclistes gonflés en ont marre des mauvaises herbes qui s’étendent sur les pistes et rendent la pratique du vélo dangereuse dans la cité du Doudou.

Évidemment, avec le collectif montois, l’humour reste bien présent, même lorsqu’il s’agit de hausser le ton. Les cyclistes gonflés mettent ainsi les autorités en garde : si elles ne se mettent pas en conformité dans les 15 jours, ils procéderont eux-mêmes à l’évacuation de la végétation excédentaire. Gracieusement ? Pas vraiment…

Le collectif ne réclamera pas l’amende de 350 euros applicable en pareil cas. Mais ils demandent que la Ville et la Région s’occupent du compostage des déchets verts qui seront récoltés. Quant aux frais de nettoyage, ils demandent un paiement en nature sous la forme de bières et de limonades locales, "de préférence bien fraîches".

De son côté, la Ville de Mons indique avoir déjà procédé à l’entretien des pistes cyclables qui relèvent du domaine communal. Les endroits qui posent problème et qui sont mentionnés par le collectif, à savoir l’avenue du gouverneur Cornez et la chaussée de Maubeuge, ne relèvent pas de la compétence directe de la Ville. À l’avenue du Gouverneur Cornez en effet, ce sont des particuliers qui doivent entretenir leur terrain. Le Service prévention de la Ville va d’ailleurs leur rappeler leurs obligations dont le manquement peut entraîner une amende. Quant à la chaussée de Maubeuge, elle relève bien de la Région wallonne. Si le SPW tarde à répondre, ce qui ne serait pas une première à Mons, les cyclistes gonflés pourront exiger leurs bières et limonades.