Mons Le collectionneur est disposé à entamer de nouvelles discussions avec le bourgmestre.

Annoncée en grande pompe puis reportée pour finalement rester lettre morte, l’exposition du musée Duesberg qui devait marquer la Biennale a bien été lancée. "Je ne sais pas ce qu’il en est de la Ville de Mons finalement, mais de mon côté, tout a été mis en place", assure le baron Duesberg. "Les salons sont plus beaux que jamais. J’ai encore eu une trentaine de visiteurs ce dimanche. Ils étaient d’ailleurs étonnés du peu de promotion autour de l’événement."

Un imbroglio de plus qui illustre les relations tortueuses qu’entretiennent la Ville de Mons et son prestigieux musée. Car du côté des édiles de la Cité du Doudou, on ne sait pas toujours sur quel pied danser. Le baron ne se montre d’ailleurs pas revanchard sur le couac de Biennale. Et après avoir menacé à plusieurs reprises de tirer le rideau sur son célèbre musée, voilà qu’il offre de nouveaux signes favorables à la pérennisation des collections sur le sol montois.

"J’ai récemment eu des contacts encourageants avec Nicolas Martin qui m’a promis de passer prochainement au musée", confie le baron Duesberg. "Je suis prêt à discuter d’une nouvelle convention qui lierait le musée à la Ville de Mons. Je suis même prêt à aller plus loin, vu les circonstances et l’urgence. Je suis en effet prêt à tout céder. On ne parle plus de legs, car il y avait un malentendu. Il s’agirait bien d’une donation, même si nous sommes de plus en plus sollicités de l’étranger."

Bruxelles aussi sollicite le baron. Il était prévu que le collectionneur offre quelques pièces pour décorer le salon bleu de la Maison du Roi avant d’exposer davantage au sein de la Maison patricienne dont la rénovation tarde à aboutir. Ces démarches inquiétaient d’ailleurs les autorités montoises. "J’ai tenté de les rapprocher, mais j’ai eu peur de me retrouver seul au milieu du guet", commente le baron.

Le collectionneur semble compter sur l’intérêt que d’autres lui portent pour éveiller davantage celui qu’il attend de ses hôtes montois. C’est en tout cas une nouvelle opportunité qui s’offre à la Ville de Mons après plusieurs échecs pour pérenniser l’avenir du musée aux 6 étoiles dans la Cité du Doudou. Bien que les prestigieuses pendules qui l’entourent lui rappellent constamment l’heure qui tourne, il n’est manifestement pas encore trop tard pour le baron Duesberg.

Grégoire Lalieu