Le terrain situé à proximité du Grand-Large ferme définitivement ses portes ce samedi

Le terrain de la Ville de Mons situé à proximité du Grand-Large n’est plus mis à disposition des SDF et/ou marginaux. La Ville de Mons a décidé de fermer son accès après un an d’occupation. Des problèmes de sécurité, de drogues, de précarité, de vandalisme, de propreté, de salubrité ont régulièrement été pointés tantôt par les autorités communales, tantôt par les habitants eux-mêmes.

La "solution provisoire, intermédiaire et expérimentale" imaginée par les autorités publiques ne s’est pas révélée concluante. Pire encore, elle est un échec. Et, selon certains, un véritable fiasco. "C’est une problématique complexe mais c’est vrai, c’est un échec", reconnaît Marc Barvais (PS), président du CPAS de Mons. "Nous avons tenté le coup. Ailleurs, rien de tel n’avait jamais été mis sur pied. Nous avons essayé mais ça n’a pas fonctionné." Des centaines de personnes sans abri y ont pourtant séjourné durant l’année.

Des abris de fortune avec des tentes et des palettes de bois avaient été érigés. Des toilettes sèches et des accès à l’eau assez rudimentaires étaient aussi présents sur le terrain à l’abri des regards. Mais au fil des mois, le camp s’est transformé en un véritable dépotoir à ciel ouvert avec des monticules de déchets et des abris saccagés. Petit à petit, beaucoup ont levé le camp.

Reste que la problématique n’a pas disparu. Au CPAS de Mons, on affirme que tous ces habitants ont été relogés. Pas si sûr… Le mois dernier, le bourgmestre, Elio Di Rupo (PS), activait d’ailleurs un nouvel outil administratif pour chasser les marginaux aux comportements dérangeants du centre-ville de Mons. Les plaintes des commerçants et des habitants ont doublé. Désormais, les policiers disposent donc d’un outil pour leur interdire de squatter les sas de banque et les entrées de commerces.

Si cette alternative aux structures traditionnelles a échoué, faut-il s’attendre à une nouvelle expérience ? "Ce qui manque à Mons, c’est une structure à plus bas seuil. C’est ce que nous avons essayé de faire avec le camp. Une structure, peut-être un espace fermé qui devrait être quasiment en auto-gestion. Mais il est très compliqué pour une structure publique de laisser un bâtiment disponible qui deviendrait un squat. Nous tentons de trouver un endroit qui permettrait de les accepter pour qu’ils logent quelque part, sans faire n’importe quoi."

Il est évident que résoudre cette problématique n’est pas pour demain. Mais à Mons, après cet échec, une nouvelle solution semble encore bien lointaine. "Jamais personne ne m’a téléphoné pour me dire qu’il avait une maison à côté de chez lui qui pourrait servir", conclut Marc Barvais. Force est de constater qu’un espace proche du centre-ville, limitant aussi les conflits de voisinage, ça ne court pas les rues.