Selon la Sofico, le chantier avance bien et sans problèmes majeurs jusqu’ici.

Fin février, le chantier visant à réhabiliter l’autoroute E42-E19/A7 entre Obourg et Jemappes en direction de la France débutait officiellement, après de premiers travaux préparatoires menés en fin d’année 2018. Depuis, les deux sens de circulation sont impactés puisque la circulation ne se fait plus que sur deux bandes et à une vitesse maximum de 70 km/heure. Le trafic vers la France est quant à lui basculé à contresens.

Autant écrire que ce vaste chantier n’enchante pas grand monde, encore moins en heures de pointe. Mais selon la Sofico, en charge du chantier, les manœuvres se poursuivent comme prévu. “Le chantier avance bien, les usagers qui circulent quotidiennement sur cet axe peuvent le constater. La phase de démolition est pratiquement terminée et la phase de reconstruction a pu débuter”, explique Héloïse Winandy, porte-parole de la Sofico.

D’un point de vue technique, cette dernière précise que les sous-fondations et les fondations ont pu être posées sur une importante partie du tronçon Nimy-Jemappes tandis qu’elles sont toujours en cours de pose entre Nimy et Obourg. En parallèle, la pose des égouttages est réalisée. Dès la fin de ce mois, les opérations de ferraillage et de bétonnage devraient être entreprises.

“Au niveau de la voirie courante, on avance donc très bien. Au niveau de la réhabilitation des ponts qui jonchent le parcours, on peut dire que le désamiantage se poursuit. On ne constate pas de difficultés particulières même s’il est clair que cela reste une opération plus délicate et plus technique qui nécessite des confinements et de la prudence.” En parallèle, les ouvriers terminent de réparer les tabliers (c’est-à-dire la structure porteuse) de ces multiples ponts.

Bref, du côté de la Sofico, on estime que le timing est pour l’instant respecté. “De manière générale, nous n’avons pas eu de très mauvaise surprise, même s’il est évident que sur un chantier d’une telle ampleur, d’une telle distance, nous rencontrons quelques aléas. C’est le cas au niveau de la composition d’une partie du tablier du pont du canal par exemple, qui n’est pas celle à laquelle nous nous attendions mais les équipes sont très réactives.”

Pour rappel, cette portion d’autoroute n’avait encore jamais fait l’objet d’une réhabilitation en profondeur depuis sa création dans les années 70. L’objectif reste d’achever le chantier pour le premier semestre 2020, avec une libération de certains tronçons avant cette date pour ne poursuivre le travail que sur les ouvrages d’art.