Le conseil communal de Mons aurait dû se réunir en visioconférence ce lundi soir. Il n’en sera finalement rien. Le collège communal a finalement pris la décision de reporter la séance au mercredi 28 octobre prochain, non sans charger au passage et rendre responsable le groupe d’opposition Mons en Mieux qui avait, ce lundi après-midi, solliciter le report du conseil. 

"Comme chaque mois depuis le déconfinement, le conseil communal de Mons devait avoir lieu ce lundi soir à la salle Calva d’Havré", rappelle la ville. "Conformément à la loi, celui-ci avait été convoqué au moins 7 jours avant la séance, en l’occurrence le 9 octobre. Entre ce moment et la tenue du conseil, de nouvelles mesures ont été adoptées par le gouvernement, dont la limitation stricte des rassemblements physiques."

Difficile, dans ces conditions, de maintenir un conseil en présentiel. "Le conseil aurait pu avoir lieu par vidéoconférence, comme c’est le cas de nombreuses réunions depuis plusieurs mois dans la sphère politique. Tous les groupes politiques de la majorité (PS et Ecolo) comme de l’opposition (Mons en mieux, PTB et CDH) devaient marquer leur accord sur ce schéma pour que le conseil puisse avoir lieu."

Sans accord unanime, les décisions prises auraient pu être contestées. Seul le groupe Mons en Mieux a finalement refusé de marquer son accord. Ce qui passe mal, auprès du collège. "Fidèle à lui-même, ce groupe a préféré la polémique et profiter de la crise sanitaire pour mettre des entraves dans la gestion communale. Au moins une quinzaine de projets tels que des marchés publics concernant des réfections de voiries et de trottoirs, de l'éclairage public, des aménagements routiers, mais aussi des dossiers de rénovation urbaine ... sont dès lors menacés dans leur réalisation, compte tenu des délais nécessaires pour respecter les procédures administratives."

Et de poursuivre : "le Collège communal déplore cette attitude, alors que la pandémie nécessite une mobilisation et une solidarité qui dépassent les clivages politiques. Cette logique consistant uniquement à aller à l’encontre de la majorité (parfois même du bon sens), en faisant fi des conséquences, est une insulte aux nombreux concitoyens qui font face à de vrais problèmes durant cette période trouble."