Joël Bierslaire présente des excuses, mais se dit également blessé.

L’orage gronde depuis plusieurs semaines à l’institut du Sacré-Coeur à Mons où les enseignants réclament l’éviction du directeur, appuyés par des élèves et leurs parents.

Jusqu’ici, Joël Bierlaire avait tenu un devoir de réserve, laissant le Pouvoir organisateur communiquer, comme le veut la règle d’usage. Le sort du directeur ne laisse plus de grands mystères. Le Pouvoir organisateur semble en effet avoir laissé entendre que les demandes des enseignants, des élèves et des parents seraient rencontrées.

Sur la sellette, Joël Bierlaire sort du silence. D’abord pour présenter des excuses. "Comme je n’ai pas pu m’exprimer jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais pu dire que, si une parole, un comportement ou un acte que j’ai posé a froissé ou blessé un membre du personnel que je m’en excusais", indique le directeur dans un communiqué.

Certaines critiques semblent toutefois incomprises. "Je ne comprends pas que certains membres du personnel disent que je ne suis pas à l’écoute", poursuit Joël Bierlaire qui évoque des décisions corrigées, des congés accordés ou des horaires modifiés à la demande du personnel. Une appréciation qui ne manquera pas de faire grincer des dents chez ceux qui dénoncent une absence de remise en question dans le chef du directeur.

Reste que Joël Bierlaire se dit profondément blessé et qu’il aspire à retrouver sa dignité, sa crédibilité et sa légitimité, tant d’un point de vue professionnel qu’humain.