Tout, tout, tout, vous saurez tout sur la 36e édition du Festival de Mons. Une édition qui exceptionnellement se tiendra du 9 au 16 juillet. Et c'était l'unique fenêtre possible pour le FIFM, reporté cette année à deux reprises déjà. Mais les organisateurs ont tenu bon. Passé de justesse en 2020 avant le lockdown, le Festival de Mons est ainsi l'unique événement du genre à ne pas s'être fait sucrer par le coronavirus.

Il a évidemment fallu composer avec les contraintes du changement estival et des règles sanitaires. Pour autant, cette 36e édition ne se profile pas comme une version rikiki du FIFM. "Durant sept mois, nous avons préparé trois festivals en fait. Cette fois c'est la bonne. Nous avons saisi l'opportunité qui se présentait en juillet, car nous ne voulions pas d'un festival en ligne. Ça ne correspond pas à l'ADN du Festival de Mons qui est basé sur les rencontres", indique Maxime Dieu, administrateur-délégué du FIFM.

Et des rencontres, il y en aura autour des 68 films programmés. On y retrouve 30 premières belges et surtout, des œuvres qui abordent de nombreuses questions actuelles, des réseaux sociaux à l'immigration en passant par la condition de la femme. "Certains films vont probablement bousculer les spectateurs. C'est notre souhait de créer des discussions entre les festivaliers et les membres du jury", ajoute Maxime Dieu.

Pour animer les débats au sein de la compétition officielle, l'acteur franco-grec Georges Corraface présidera le jury. On y retrouvera aussi Denis Dercourt, David "Samantha Oups" Strajmayster, Karin Albou, Mahmoud Ben Mahmoud, Sabrina Seyvecou et Salomé Richard.

Des rencontres et des échanges, il y en aura aussi avec les invités du festival. Jaco Van Dormael notamment sera présent pour les 30 ans de Toto le Héros qui sera projeté dans une version restaurée. Les étudiants d'Arts2 auront également l'occasion de s'entretenir avec Patrick Hella, l'un des principaux directeurs de casting en Belgique. Cinéphiles et mélomanes pourront adjoindre leurs deux passions lors du désormais traditionnel blind test. Il y aura aussi une expo, des séances jeune public, des séances-débats en collaboration avec le secteur associatif ou des professionnels du cinéma belge…

Bref, on l'aura compris, le Festival de Mons ne renonce pas à ce qu'il est pour éviter un nouveau report. Cette édition ne s'annonce pas comme le remake de trop, mais bien comme une occasion immanquable de retrouver les plaisirs partagés du septième art après de longs mois de confinement. Cerise sur le gâteau, le Pass Festival donne accès à 12 séances pour 30 euros. Quant au prix du ticket individuel, il est fixé à 5 euros par séance.