Ce vendredi soir, après une semaine de découvertes, de partages et d’émotions, le rideau est tombé sur la 36e édition du Festival International du Film de Mons. Initialement prévue en mars, cette dernière avait initialement été reportée en mai, avant que le contexte sanitaire ne vienne à nouveau jouer les troubles fête, contraignant les organisateurs à revoir une nouvelle fois leur copie.

Juillet fut finalement la bonne, pour le plus grand plaisir du public et des cinéphiles, heureux de retrouver l’ambiance des salles obscures. "Le bilan général du festival est très positif. Le fait même d’avoir pu l’organiser est déjà une victoire, beaucoup d’organisateurs de festivals n’ont pas pu se le permettre", souligne Maxime Dieu, administrateur-délégué du FIFM.

À l’heure où le point final était mis, les visages étaient radieux. "Nos partenaires étaient ravis, nos invités ne tarissaient pas d’éloges. Notre président de jury, Georges Corraface, est un citoyen du monde, il a voyagé partout mais lorsqu’il est parti, il a souligné le fait que notre festival était réellement unique."

Un compliment qui n’aurait pu faire plus plaisir aux équipes du festival. "C’est exactement ce que l’on veut, ne ressembler à aucun autre, proposer un festival peut-être un peu moins formaté qu’ailleurs. Mons mérite un festival du film ambitieux, consistant et reconnu au niveau européen mais qui reste à échelle humaine."

Les obstacles étaient pourtant de taille, cette année, pour satisfaire les attentes d’un public possiblement frileux à l’idée de reprendre le chemin des salles. "C’était notre plus grande inquiétude lorsque la décision a été prise de reporter l’événement au mois de juillet. Le public répondrait-il à l’invitation ? Nous étions par ailleurs dans l’inconnu au niveau des capacités qui seraient autorisées."

Finalement, les séances vespérales étaient pour ainsi dire toujours complètes. "Nous avons profité d’une belle audience, y compris en journée. Les soirées d’ouverture et de clôture ont également été très appréciées. Nous avons même dû refuser certaines demandes pour respecter nos capacités maximales."

Maxime Dieu est donc un homme heureux, au lendemain de la clôture. "Les choses n’ont pas été simples, nous n’étions pas toujours certains d’y parvenir mais c’est une expérience qui nous a beaucoup appris et dont nous pourrons tirer des enseignements. Je pense que ces conditions très strictes nous ont permis d’améliorer encore nos capacités d’organisation. C’était en quelque sorte un nouveau test, dans une organisation qui est déjà bien rodée."

Bien entendu, il reste à espérer que l’an prochain, le festival pourra se dérouler dans un contexte sanitaire beaucoup plus favorable… Et au Plaza Art.  "Depuis trois ans, il y a un certain déséquilibre car nous sommes centrés sur l’axe Van der Valk-Imagix. Nous serons heureux de pouvoir retrouver le centre-ville de Mons, de profiter de ce tout nouveau cinéma." Le public a prouvé que le cinéma était essentiel, à n’en pas douter donc, il répondra présent en 2022.