Mons

85% des recettes seront reversées au Télévie.

C’était l’événement à ne pas louper ce dimanche dans la Cité du Doudou. À trois reprises dans les salles obscures du complexe Imagix, le film Marguerite a été projeté devant un public visiblement conquis par le casting (Vincent Lagaf et Jade Boulanger pour ne citer qu’eux mais aussi des personnalités locales comme l’inspecteur Bertrand Caroy et le docteur David Bouillon) mais aussi le pitch.

Marguerite, c’est l’histoire de Nyl, une petite fille de 10 ans atteinte d’une maladie orpheline et sauvée par un chercheur. Mais lorsqu’elle arrête subitement de s’alimenter, c’est le branle-bas de combat pour trouver ce qui ne tourne pas rond. Un patient hospitalisé contre son gré dans le même établissement décide alors d’aller voir la petite fille en cachette.

« C’est en regardant la soirée de clôture du Télévie, l’an dernier, que j’ai repensé à ce scénario que j’avais écrit il y a environ dix ans », explique Mik Colignon. « J’ai pris contact avec RTL-TVi pour leur soumettre le projet, ils l’ont accepté et je me suis mis en quête d’acteurs. » Le casting se dessine alors et le tournage débute finalement en septembre 2018.

Un peu plus de six mois plus tard, le résultat est présenté au public. « Faire un film en six mois, c’est impossible ! Nous l’avons fait, mais cela n’a pas été facile. Nous avons travaillé sans budget, du début à la fin. Aujourd’hui, je suis heureux et soulagé de présenter ce film qui semble apprécié ! Lorsque l’on tourne sans budget, on s’attend souvent à une qualité relative voire moindre. Ici, même s’il a fallu revoir ses ambitions à la baisse et composer avec les moyens du bord, je pense que le résultat n’est pas trop mal. »

In fine, ce sont 85% des recettes qui seront reversées pour la recherche contre le cancer. « Le cinéma est souvent synonyme de strass et de paillettes. Selon le FNRS, Marguerite est le premier film offert à une œuvre caritative. Je pense pourtant que le cinéma a une place à prendre, ou à plutôt à donner dans ce domaine. » Non content d’avoir mis son art au service d’une cause, le réalisateur montois ne ferme pas la porte à d’autres projets, pour d’autres combats.