Mons

On retrouve dans l'accord de gouvernement wallon des accents montois...

Parmi les mesures que l’on retrouve dans l’accord du gouvernement wallon, on retrouve la volonté de s’attaquer à la désertification des centres-villes et plus particulièrement aux cellules vides. La coalition prévoit notamment des aides pour les porteurs de projets d’initiatives commerciales innovantes afin qu’ils puissent donner vie et tester leur concept.

Ça ne vous rappelle rien ? C’est exactement ce que fait le fonds d’impulsion à Mons depuis deux ans. Une vingtaine de commerces de qualité ont ainsi pu prendre leur envol dans la Cité du Doudou. Le bourgmestre Nicolas Martin indiquait que ce mécanisme montois était cité en exemple dans toute la Wallonie. Pas étonnant qu’on le retrouve dans l’accord de la coalition arc-en-ciel. Des ministres libéraux de la précédente mandature auraient d’ailleurs sondé des commerçants montois qui ont bénéficié du fonds d’impulsion. Et n’oublions pas que le futur ministre-président de la Région wallonne était aux premières loges…

"L’exemple du fonds d’impulsion montre que nous allons dans le bon sens", souligne le bourgmestre Nicolas Martin. "Je suis content de voir que le gouvernement wallon est prêt à apporter des solutions à un problème qui ne s’arrête pas à nos frontières communales mais qui touche l’ensemble des grandes villes."

L’aide aux initiatives innovantes n’est pas la seule cartouche que le gouvernement wallon offrira aux communes. Elles devraient pouvoir aussi revoir le plafond de la taxe parking qui affecte les centres commerciaux. À Mons, cette taxe sert justement à financer les efforts de redynamisation urbaine. "Il y a aussi un moratoire sur les grands projets périphériques. Nous souhaitions cette mesure à Mons, mais nous avions eu des problèmes avec le précédent gouvernement wallon qui a accepté la création de plusieurs milliers de m2 de commerces à l’avenue Wilson, contre l’avis de la Ville", ajoute Nicolas Martin. "On avait fait tout un pataquès avec l’extension des Grands Prés qui nous a tout de même permis d’avoir Ikea. Mais quand nous étions opposés à des projets d’extension en périphérie, nous n’étions pas soutenus. Je suis donc très heureux de voir que ça change."