Polémique : les critères d’attribution des salles communales sont flous

Cela fait plusieurs années que le sujet fâche dans la Cité du Doudou. Le MR, dans l’opposition, vient à son tour de connaître une déconvenue liée à la mise à disposition des salles communales. Vendredi, le groupe MR présentait d’ailleurs son projet politique "Mons en mieux !", qui sera présenté aux Montois lors des prochaines élections.

Les libéraux voulaient organiser la présentation au salon gothique de l’hôtel de ville. Le collège PS-CDH lui a refusé l’accès à la salle. Résultat ? Les libéraux sont allés ailleurs vendredi dernier, non pas leur mécontentement. "Aujourd’hui, ces décisions de mise à disposition des salles se font à la tête du client", peste Jean-Marc Lecocq, conseiller MR, qui a en son temps occupé l’échevinat des finances. "C’est deux poids, deux mesures. Lorsque j’étais au collège, la décision se faisait en fonction de l’association, des personnes qui faisaient la demande. Si quelqu’un du collège connaissait, l’association avait le feu vert."

Lorsque les membres du MR ont demandé la mise à disposition du salon gothique, cela leur a été refusé.

"Cela fait des années que tous les partis politiques ont le droit d’utiliser une salle communale une fois par an, et ce, à titre gratuit. Nous ne demandions même pas à occuper la salle gratuitement mais, même en la louant, cela nous a été refusé."

La motivation du refus n’a pas tardé à faire mouche. "La salle est soi-disant donnée au parti politique seulement pour la présentation des vœux. Or nous n’avons jamais fait les vœux. Ce sont des excuses partisanes ! Nous sommes en démocratie, il y a des règles qui doivent être respectées."

D’autant plus que c ette controverse ne date pas d’hier. Ecolo et même le CDH ont déjà demandé à plusieurs reprises l’établissement d’un cadastre des salles communales et les critères de sélection des associations pour l’octroi de subsides ou de lieux d’accueil. Il s’agit de la demande intempestive de charte associative… Celle-là est toujours à l’étude.

"Lorsque nous l’avions demandée pour organiser une conférence sur la sécurité, nous l’avions obtenue. Il est tout à fait normal que la ville mette à disposition ses salles pour des associations et des groupes politiques. Chaque parti politique et chaque association doivent être traités de façon égale. C’est le rôle du bourgmestre de veiller à cela, on parle d’argent public, pas de celui du bourgmestre."

Un règlement précis et des critères de sélection sont réclamés. Car, pour les libéraux, il s’agit ni plus, ni moins que d’une situation extrêmement répétitive. "Il y a une confusion entre l’activité personnelle (pot d’Elio di Rupo, organisé aux Anciens Abattoirs pour le Doudou, NdlR) et le mandat de bourgmestre. En tant que bourgmestre, Elio Di Rupo a un certain devoir d’équité envers l’ensemble des citoyens", a-t-il conclu.