Le basketteur borain s’est envolé dans le Péloponnèse pour poursuivre sa carrière.

Originaire d’une famille de Quaregnon, Lorenzo Giancaterino est devenu, au fil des années, une figure bien connue de la balle orange belge. Mais désormais, c’est au-delà de nos frontières que le basketteur de 27 ans souhaite s’illustrer. À la fin du mois de septembre, Lorenzo a déposé ses valises à Patras, une ville grecque de 220.000 habitants située en bordure de mer. "Ici, il fait toujours beau. Il y a la mer, le soleil, les montagnes. C’est génial", raconte le joueur qui avait jusqu’à présent toujours évolué en Belgique (Mons, Bruxelles puis Liège).

S’il a pris la direction de la péninsule du Péloponnèse, ce n’est pourtant pas pour y faire du tourisme. "C’est bien pour le moral qu’il fasse bon mais le sportif prime avant tout. Si j’avais pu signer dans une équipe d’un niveau supérieur mais où il pleut toute l’année, je n’aurais pas hésité", admet-il en précisant que sa volonté de tenter une expérience à l’étranger était aussi l’une de ses priorités. "J’avais l’opportunité de rester en Belgique où Limbourg, Louvain, Mons et Liège sont venus vers moi."

Lorenzo a finalement préféré jouer avec le feu en patientant jusqu’au dernier moment pour signer à l’Apollon Patras (D2 grecque). "C’est vrai que c’était très risqué de refuser les clubs belges mais j’ai préféré attendre pour recevoir une meilleure proposition à l’étranger. Mon plan est maintenant de faire une belle saison pour pouvoir me faire remarquer et encore gravir les échelons. Je veux vraiment exploser dans un club étranger, ici ou ailleurs."

Malgré cet objectif, l’ancien joueur de Mons-Hainaut ne sait toujours pas où il sera dans deux semaines. "En réalité, j’ai signé un contrat d’une saison mais avec une clause d’essai pour un mois. Je choisirai donc à la fin du mois d’octobre si je décide de rester ici ou pas. Pour l’instant, je ne sais pas. J’ai déjà eu besoin de temps pour m’adapter à cette nouvelle vie. C’est aussi un nouveau championnat et puis les coachs parlent en grec… J’ai joué deux matchs et il m’en reste encore deux. Après ça, je verrai si ça vaut le coup de rester ici."

Deux matchs qui se disputeront avec la pression. L’équipe de Patras a en effet placé beaucoup d’espoirs en Giancaterino. L’objectif du club est clairement de remonter en Division 1 à la fin de la saison.

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Il n'aurait pas dit non à Mons

Après deux saisons à Liège, Lorenzo Giancaterino voulait du changement dans sa vie. L’ailier d’1,90m a pris la décision de partir en Grèce mais revenir à Mons-Hainaut aurait pu être une option. "J’avais eu le coach Daniel Goethals au téléphone. J’étais resté en contact tout un moment avec le club. Puis le temps a passé et je n’ai finalement pas reçu de proposition concrète de leur part. Je ne dis pas que j’aurais accepté mais j’aurais au moins voulu aller plus loin avec eux dans les négociations."

Hasard des choses, Daniel Goethals est le seul autre basketteur belge à avoir évolué à l’Apollon Patras. "J’en ai discuté un peu avec Daniel. Mais son séjour à lui remonte à 16 ans. La ville est donc forcément un peu différente de ce qu’il m’avait raconté", sourit Lorenzo.

Le CV Xpress de Lorenzo Giancaterino

Basketteur professionnel / 27 ans (1,90m), né à Mons 

En 5 dates :

1) 1996 À l’âge de 6 ans, Lorenzo débute le basket-ball dans le club de Mons-Hainaut.

2) 2009 Après avoir gravi tous les échelons du club, il intègre l’équipe de D1 et passe professionnel.

3) 2014 Quelques mois après une rupture des ligaments croisés du genou, il quitte Mons et signe au Brussels.

4) 2015 Il passe une saison bruxelloise moyenne et prend la direction de Liège Basket.

5) 2017 Son contrat de deux ans à Liège prend fin. Il s’envole pour la Grèce.