Comme chaque année, le CPAS de Mons prépare son Plan Grand Froid pour les personnes fragilisées. Activé à partir de novembre et jusqu’en mars, le dispositif permet de tripler la capacité d’accueil de l’abri de nuit pour un total de 36 places. Les maraudes sont également renforcées durant cette période, avec la distribution de vêtements chauds.

Mais dans le contexte de la crise sanitaire, les services de la Ville et du CPAS ont dû adapter le Plan Grand Froid. L’objectif étant de pouvoir accueillir toujours autant de personnes, tout en respectant les règles de distanciations physiques, les normes sanitaires, le couvre-feu voire même un éventuel reconfinement.

"Afin d’accueillir le public dans de bonnes conditions et dans le respect des règles sanitaires, ce jeudi 29 octobre, six préfabriqués seront installés à l’abri de nuit de Mons situé à la rue Henri Dinant", indique Marie Meunier, présidente du CPAS. "Ce dispositif permettra de garantir la capacité d’accueil habituelle durant le Plan Grand Froid, à savoir 36 places et 4 chiens. Des agents complémentaires, notamment de nettoyage, viendront également renforcer les équipes cette année. L’accueil des usagers s’effectuera de 19h à 21h sur site et une soupe chaude sera offerte tous les soirs."

Le port du masque et le lavage régulier des mains restent obligatoires au sein de l’abri de nuit. Une attention toute particulière sera par ailleurs portée à la santé des personnes qui fréquentent l’abri, avec notamment une prise de température régulière et un suivi médical assuré par des équipes de Médecin du Monde. L’association tiendra d’ailleurs une permanence les mercredis matins dans les locaux de l’Escale. Enfin, les autorités communales se tiennent prêtes à étendre la durée du Plan Grand Froid en fonction de la situation, évaluée quotidiennement.

"Il était primordial pour nous d’assurer une capacité d’accueil au moins identique aux années précédentes au sein de l’abri de nuit. La crise sanitaire que nous connaissons nous a obligés à revoir notre dispositif afin de garantir ce même nombre de place pour les usagers et ce en toute sécurité", précise Marie Meunier.