Mons Nicolas Martin sera officiellement adoubé par les Montois.

Comme de coutume, le verre du bourgmestre ouvrira les festivités du Doudou. Mais contrairement aux années précédentes, il est organisé un jour plus tôt, soit ce mercredi soir, dans le jardin du Maïeur. Et pour la première fois en 18 années, Elio Di Rupo ne sera plus mis à l'honneur. Bourgmestre de 2000 à 2018, le président du PS ne manquera évidemment pas de se joindre aux festivités mais il les observera d'un regard différent. Pendant ce temps, c'est son successeur Nicolas Martin qui profitera de la liesse populaire pour son tout premier Doudou avec l'écharpe mayorale autour du cou.

Certes, Nicolas Martin avait déjà vécu la Ducasse comme bourgmestre faisant fonction en 2013 et 2014 mais la saveur sera décuplée cette fois-ci. "C'est un moment très attendu qui sera très certainement fort en émotions", confie le bourgmestre montois. "Il y aura un double sentiment : à la fois le bonheur de vivre cela comme bourgmestre mais aussi celui d'être intégré pleinement dans mes fonctions. Parce que la Ducasse est aussi traditionnellement le moment où les Montois adoubent leur nouveau bourgmestre."

Le mayeur socialiste pourra profiter des différentes festivités mais il aura aussi de nombreuses responsabilités à assumer. "J'attends avec impatience la descente de la Châsse et le dialogue avec le doyen samedi soir. C'est toujours un moment privilégié pour ouvrir la Ducasse. C'est un immense privilège mais je suis aussi conscient de la responsabilité qui est la mienne en matière de coordination et de sécurité comme je l'avais fait lorsque j'étais bourgmestre faisant fonction."

Le dimanche, Nicolas Martin accompagnera également son invité, François Pirette. Il pourra partager avec lui ses nombreux souvenirs du Doudou. "Quand j'étais enfant, je participais au Petit Lumeçon avec l'école d'Hyon comme petit diable", sourit le bourgmestre. "Plus tard, j'ai aussi à chaque fois activement participé. Hormis les deux années où j'étais bourgmestre f.f., j'ai toujours vécu le Doudou comme un citoyen lambda. Je faisais chaque année la remontée du car d'or, la descente de la rue des Clercs puis j'assistais au combat. J'ai même été une année à la corde. C'est resté un moment fort. On sentait une pression incroyable et un engouement dingue. C'est resté gravé dans ma mémoire."