Le roman de Thierry Chassard sortira au mois de décembre.

Le 4 janvier 1996, Carmelina Russo disparaissait. Quelques mois plus tard, Martine Bohn, Jacqueline Leclercq, Nathalie Godart et Begonia Valencia subissaient le même sort. Des morceaux de leur corps étaient à chaque fois retrouvés dans des sacs poubelles abandonnés dans la région de Mons. Elles ne se connaissaient pas mais toutes avaient pour point commun de fréquenter le quartier de la gare de Mons et de souffrir de difficultés socio-économiques ou familiales.

Vingt-trois années plus tard, la macabre histoire refait surface alors que la date de prescription des faits (30 ans) se rapproche et que l'auteur rôde probablement toujours dans la nature. Thierry Chassard, écrivain quiévrainois récemment parti vivre en Bretagne, s'est en effet plongé dans l'enquête policière en romançant l'affaire dans son livre intitulé "5, sous vos pieds l'enfer". "Ce thriller ne relate pas la véritable histoire du dépeceur mais il s'en inspire fortement", confie Thierry Chassard.

Le roman plonge le lecteur dans une enquête policière basée sur des faits similaires perpétrés également dans la région de Mons. "Via un jeu d'énigmes, le récit fait participer activement le lecteur. J’ai voulu impliquer le lecteur et lui faire vivre l’enquête de l’intérieur."

© DR

L'écriture de "5, sous vos pieds l'enfer", a pris environ six mois durant lesquels l'auteur originaire de Quiévrain s'est documenté en profondeur sur la véritable enquête. "Le travail de recherche a été colossal. Je me suis documenté, j’ai eu des entretiens avec diverses personnes impliquées de très près dans l'affaire. J’ai aussi appris quelles étaient les méthodes de travail en vue de mener l’enquête. Ce qui m'a motivé ? J'ai été très marqué par ces horribles faits à l'époque. Ajoutons à cela le fait que le tueur en série n’ait jamais été démasqué."

Mais le dépeceur de Mons est-il démasqué dans le roman ? "Je garde le mystère", sourit Thierry Chassard qui porte aujourd'hui un regard extérieur sur cette sordide affaire non-élucidée. "Les enquêteurs ont fait un gros boulot à l’époque. Ce qui leur a manqué, selon moi, ce sont les moyens techniques qui étaient inexistants (analyses ADN, etc.). Va-t-on un jour pouvoir le démasquer ? Est-il encore vivant ? Ces questions restent malheureusement sans réponse à ce jour."

Le thriller, qui sortira dans un mois, est édité par la toute nouvelle maison d'édition de Marianne Wéry "Être vu pour être lu". "La création de la maison d’édition de Marianne s’est faite en un temps record grâce à son travail acharné après la fin des Editions du Rapois où je devais initialement être édité. Elle m’a directement proposé d’être son premier auteur édité. Je remercie Marianne pour cela."

© DR