Les terrasses sont restées vides. L’ouverture, ou non, du secteur Horeca en ce samedi 1er mai, en protestation contre les mesures sanitaires, était en suspens. Entre les discours intransigeants du gouvernement et la volonté d’agir symboliquement, certains commerçants restaient perplexes face au mouvement. Le collectif "Wallonie Horeca" avait d’ailleurs renoncé à ouvrir les terrasses le 1er mai. Un retour en arrière du collectif, qui visiblement freinait les restaurateurs et cafetiers.

Au lendemain de ce samedi, le secteur est bien resté fermé sur les zones de la police de Mons et de la police Haute Senne. La place montoise, habituellement bondée avec l’ouverture des terrasses hors pandémie, était désertée. À l'heure à laquelle nous écrivons ces lignes, aucun débordement n’a visiblement été observé, et donc aucun PV n’a été adressé pour la transgression de l’interdiction d’ouvrir restaurants et bars. La police avait été claire sur le sujet : le fait de ne pas respecter l’arrêté ministériel sur les règles du covid est une infraction pénale. Les équipes de terrain auraient donc sanctionné, si elles avaient constaté une terrasse ouverte illégalement avant le 8 mai.

La question de l’obtention du double droit passerelle mis en jeu a probablement eu l’effet escompté. Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, avait brandi la menace. Les cafés et restaurants qui rouvrent le 8 mai toucheront le double droit passerelle, mais s’ils rouvrent le 1er mai, "il n’y aura pas de droit passerelle". Le bourgmestre de Braine-le-Comte avait d’ailleurs confirmé de la semaine, qu’aucun restaurateur, ou cafetier, brainois n’ouvrirait ses portes avant le 8 mai.

Ce samedi a finalement été très calme, de ce point de vue, pour les policiers des zones de la région.