Le problème est temporaire, assure Catherine Houdart. Des solutions sont en cours.

À l'heure où la flexibilité règne de tous ses horaires variables sur le marché du travail et où pour la plupart des ménages, un seul revenu ne suffit pas, les garderies scolaires ne sont pas un luxe pour bon nombre de parents qui tentent tant bien que mal de concilier vies professionnelle et familiale.

C'est donc comme un coup de massue sur la tête qu'a été reçue cette missive de la direction de l'école du Bois de Mons, annonçant que faute d'ALE, le service de garderie ne serait plus assuré les mercredis et vendredis matin. Et cela, dès la semaine prochaine. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, la direction ajoute qu'avec une personne en moins pour l'étude du soir, les devoirs seront moins bien encadrés. De quoi faire frémir les parents qui vont rêver de notes catastrophiques au bulletin.

Dans son courrier toujours, la direction précise qu'elle ne peut pas demander aux enseignants de pallier le manque d'effectif pour les garderies, car ces remplacements ponctuels faisaient l'objet d'une compensation financière alimentée par la caisse à snacks de l'école. Or, la Ville de Mons a supprimé depuis la rentrée les snackings dans ses établissements scolaires. "À ce jour, nous n'avons pas reçu de budget compensatoire de la part du Pouvoir organisateur de la Ville de Mons", ajoute la direction de l'école dans son courrier, indiquant regretter cette situation indépendante de sa volonté.

"Ce courrier n'engage que la direction de l'école", réplique l'échevine de l'Enseignement, Catherine Houdart. "L'établissement dispose d'un ALE en moins, car la personne qui occupait ce poste a retrouvé un boulot. Des démarches ont été lancées pour la remplacer. Une autre personne a été proposée, mais la direction a estimé qu'elle ne convenait pas. Nous l'avons appris mercredi. Ce vendredi, nous avons donc téléphoné au cabinet des ALE qui était malheureusement fermé. Lundi, nous reprendrons contact au plus vite pour trouver une solution."

Le système des garderies à Mons fonctionne à travers une ASBL où évoluent des personnes sous contrat ALE, c'est-à-dire des chômeurs pouvant prester un certain nombre d'heures par mois. L'échevine de l'Enseignement l'assure donc, il n'y a pas un problème structurel pour les garderies à l'école du Bois de Mons. Un remplaçant sera trouvé dans les plus brefs délais. "Je comprends que la situation est ennuyeuse pour les parents qui travaillent, et je ne tiens pas à obliger les enseignants à faire les garderies du matin, car ils s'investissent déjà assez. Je regrette toutefois que les parents de l'école aient été prévenus si tard et que la faute soit remise entièrement sur le dos du Pouvoir organisateur", conclut Catherine Houdart.