La majorité PS-Ecolo est aux commandes du CPAS de Mons. Bouchez dénonce un accord avec le PTB. Martin dément.


Le soutien improbable de Mons en Mieux apporté au PTB n'aura pas été suffisant pour décider de la configuration du bureau du CPAS. Les membres de l'exécutif de l'action sociale ont été désignés hier par les conseillers, ils sont issus de la majorité PS-Ecolo.

En fonction de la répartition des couleurs politiques et de l'âge des différents candidats, Georges-Louis Bouchez avait vu la possibilité de glisser un représentant de l'opposition au sein du bureau permanent. Aucun conseiller de Mons en Mieux ne pouvait prétendre au poste. Mais s'ils votaient pour la candidate du PTB et que cette dernière votait pour elle-même, l'affaire était pliée. L'intérêt pour Georges-Louis Bouchez? Mettre des bâtons dans les roues de la majorité pastèque, les décisions du bureau permanent devant être prises à l'unanimité. Mais aussi pousser le PTB à prendre des responsabilités.

Le plan semblait presque parfait. Et pourtant, il ne s'est pas concrétisé. "Nos conseillers ont bien voté pour la candidate du PTB", confie le leader de Mons en Mieux. "Si elle n'a pas été élue, c'est parce qu'elle a donné sa voix au PS ou à Ecolo. En échange, les partis de la majorité ont placé le PTB dans deux commissions relatives à la gestion des comptes et au contrôle financier."

Pour Georges-Louis Bouchez, son plan a donc capoté à cause d'un accord entre la majorité et le PTB. "J'en tire deux conclusions", poursuit le libéral montois. "Tout d'abord, le PTB avait l'occasion d'agir concrètement sur les questions sociales, mais il n'a pas pris ses responsabilités et a laissé passer une occasion en or. Ensuite, je relève l'hypocrisie de Nicolas Martin. Il avait dit qu'il ne négocierait pas avec le PTB. Mais il préfère avoir un arrangement avec n'importe qui plutôt qu'avec nous. On sent bien que l'ennemi à abattre, c'est Mons en Mieux."

Y a-t-il vraiment eu un arrangement entre le bourgmestre et le PTB? Nicolas Martin dément. "Sur base d'une cohérence politique et d'une convergence de vues, la majorité a voté pour elle-même", relève le bourgmestre. "Quant à la candidate du PTB, elle était libre de voter pour qui elle voulait, il n'y a pas eu d'arrangement de notre côté. Je suis par contre stupéfait de voir les libéraux montois soutenir le PTB sans avoir de cohérence sur la gestion du CPAS et l'aide aux bénéficiaires. Par pur calcul politicien, ils étaient prêts à s'associer avec un parti que le MR considère comme infréquentable. Je ne suis pas sûr que les électeurs de Mons en Mieux apprécient."

Quant à un éventuel renvoi de balle à la conseillère du PTB, nommée dans deux commissions… "Nous l'avions aussi proposé à Mons en Mieux", assure Nicolas Martin. "Sous la législature précédente, le MR avait mis en exergue des contrôles de caisses du CPAS. Nous voulions donc leur proposer de travailler sur ce thème pour montrer notre volonté d'ouverture et de transparence. Mais ils ont refusé."