Mons

La décision a été prise cette après-midi à l'issue d'une assemblée générale.

Le calme s’impose à nouveau après la tempête qui a durement touché la FGTB Mons-Borinage. La locale a en effet dû se séparer de cinq travailleurs en charge du paiement du chômage pour des raisons strictement budgétaires. Le déficit se chiffre à quelque 300.000 euros et selon le syndicat, aucune autre alternative n’était tenable.

Une assemblée générale était à nouveau organisée ce lundi après-midi. Après discussions, le personnel a décidé de reprendre le travail, interrompu fin de semaine dernière, dès ce mardi. "La direction est revenue vers les travailleurs avec une série de chiffres détaillés faisant état de la situation financière dans laquelle la FGTB se trouve", explique Bertrand Delplanque, secrétaire permanent.

"Certains avaient mis en doute les chiffres annoncés dans un premier temps. Mais face aux documents présentés ce lundi, le doute n’était plus vraiment permis. Ils se sont bien rendu compte qu’ils n’avaient pas été grugés." Le travail reprendra donc bien ce mardi, dans un climat moins tendu mais ce n’est pas pour autant que l’ambiance sera au rendez-vous.

Certaines craintes sont en effet toujours bien réelles. "Il s’agit d’une restructuration, les esprits ne sont pas sereins. Comme dans toutes les entreprises touchées de la sorte, le personnel craint une deuxième vague de licenciements. Voir des collègues partir n’est jamais simple. Mais la situation n’était pas tenable…"

Pour beaucoup, voir un syndicat se séparer de son personnel via des licenciements secs est un comble. Pour la FGTB, c’est une triste réalité. "La FGTB est une entreprise comme une autre. C’est difficile à entendre mais le fait est celui-là : pour fonctionner, elle a besoin d’argent. On pense toujours que cela ne peut pas nous arriver. Et pourtant, nous accusons un déficit, qu’il va falloir combler. Dans l’attente, des décisions devaient être prises." Une décision qui, si elle était nécessaire, passe évidemment plutôt mal.