Les TEC ont fait l'acquisition de 46 bus autonomes pour le Hainaut

Le changement n’aura pas échappé aux navetteurs. Depuis ce début d'année, ce sont de nouveaux bus qui circulent dans les rues de Mons et du Borinage. Pour le réseau hennuyer, qui présente de nombreuses lignes mixtes – urbaines et périurbaines – les TEC ont fait le choix de bus autonomes « Solaris Urbino. »

Ces véhicules hybrides s’utilisent en fait comme des bus classiques tout en présentant une flexibilité importante puisqu’ils récupèrent une partie de l’énergie de freinage sous forme d’électricité. Pour le Hainaut, ce sont 46 véhicules qui seront acquis mais aujourd'hui, ce sont 11 bus qui sont disponibles et 8 qui sont déjà en circulation. « En renouvelant près d’un véhicule diesel sur six par l’hybride, le TEC confirme son ambition de réduire de manière significative ses émissions de CO2, conformément aux engagements de la Région wallonne dans le cadre de la COP21 et se positionne comme un acteur moteur au niveau européen », souligne la société publique.

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L’opération a débuté il y a un peu plus d’un an mais le changement s’est opéré progressivement et se poursuivra jusqu’à la fin de cette année 2019. Pour justifier ce choix, la société de transport évoque plusieurs leviers. À commencer par « une volonté de diminuer signification les émissions de CO2 (elle évalue la réduction de ses émissions totales de CO2 à 9% fin 2019, NdlR). » Les coûts d’exploitation neutres sur la durée de vie des véhicules a également pesé dans la balance. « Le prix d’achat dun véhicule hybride est 50% plus élevé qu’un véhicule diesel classique mais ce coût est compensé par l’économie réalisée sur les 16 ans de durée de vie du véhicule. »

Enfin, « la maturité technologique des constructeurs et l’expérience d’autres réseaux » sont parvenus à convaincre. Les 298 véhicules hybrides achetés ou en passe de l'être sont de deux sortes : s’il ne s’agit pas de ceux déployés sur le réseau hennuyer, il s’agit de Volvo 7900 Electric Hybrid. Ces 90 bus circuleront à Charleroi et sur les provinces de Namur-Luxembourg. Ils nécessitent une recharge de batterie via des pantographes mais « ont une consommation de carburant très faible et une capacité étendue de rouler en mode zéro émission."