Mons

S’ils ne sont pas gage de réussite, les blocus encadrés séduisent de plus en plus.

Après deux semaines d’étude intensive, les étudiants s’apprêtent à débuter les hostilités ! Pour beaucoup, le coup d’envoi de cette session de janvier sera donné ce lundi pour s’étaler sur deux à trois semaines. Comme les années précédentes, nombreux sont ceux qui avaient opté pour un blocus encadré.

Assez logiquement, ce sont surtout les étudiants de première année qui optent pour cette formule. “Ces blocus encadrés ont été instaurés à la demande des étudiants qui avouaient ne pas trouver le moyen de s’y mettre, de rester concentrés, de gérer leur temps,…”, explique Pascale Dubois, conseillère psycho-pédagogique à l’UMons.

Trouver un environnement propice à l’étude est pourtant primordial. “Beaucoup optent pour cette formule pour l’effet de groupe : ils voient les autres étudiants travailler et sont donc plus motivés à faire de même. Chez eux, ils ne trouvent pas toujours l’espace, le calme ou la motivation nécessaire pour étudier”, complète Alexandre Tulippe-Hecq, président de l’Organisation Représentative des Étudiants (ORE).

D’année en année, ils semblent plus nombreux à opter pour cet encadrement. “Nous avons accueilli plus d’étudiants que l’an dernier, si bien que nous avons dû ouvrir deux à trois locaux supplémentaires. Ils étaient également plus nombreux les 25 décembre et 1er janvier.” Au total, une vingtaine de bénévoles encadraient le blocus.

Le son de cloche est similaire du côté de l’UCLouvain FUCaM Mons. “Les étudiants apprécient le fait d’avoir les infrastructures de l’université à disposition, que ce soit les ouvrages de la bibliothèque ou les ordinateurs. Ils trouvent un endroit calme, moins de distractions, se motivent à travailler et se soutiennent. Il y a une forme d’autodiscipline qui s’installe”, confirme Alice Naglieri, chargée de projet pour l’accompagnement pédagogique.

Sur le campus montois, les profils étaient plus diversifiés. “Nous accueillons nos étudiants mais aussi les étudiants de la HELHa, des adultes en reprise d’études ou des étudiants de Louvain originaires de la région”, ajoute encore Alice Naglieri. Tant du côté de l’UMons que de l’UCLouvain FUCaM Mons, les blocus encadrés seront reproposés au printemps avant la session de juin.