On le sait, le collège PS-Ecolo rêve d’un autre Jemappes. Le village montois porte les stigmates de la désindustrialisation. Mais la majorité pastèque entend lui redonner quelques couleurs.

Plusieurs leviers sont activés, comme l’extension du périmètre du fonds d’impulsion qui aide les nouveaux commerçants à prendre leur envol. Limité au centre-ville de Mons à ses débuts, il a été étendu à Jemappes. Le collège a également dévoilé les projets qu’ils comptaient mettre en œuvre avec le PIVW, nouveau programme de subsides wallons pour les grandes villes. Une bonne partie est réservée à Jemappes où près de 15 millions d’euros vont être injectés.

Par ailleurs, comme annoncé l’an dernier, en matière d’urbanisme, la majorité va pouvoir compter sur un nouvel outil, la Zone d’Enjeu Communal, ou ZEC, qui permet aux pouvoirs locaux d’avoir les coudées un peu plus franches pour repenser un territoire. Comme nous l’expliquait alors l’échevin Maxime Pourtois, la ZEC est comme une gomme magique qui va permettre d’effacer les affectations du plan de secteur.

En tenant compte de la désindustrialisation, de l’implantation de centres commerciaux en périphérie ou encore des enjeux de mobilité, le collège va pouvoir repenser l’aménagement du territoire à Jemappes.

Et les Jemappiens ont leur mot à dire sur l’avenir de leur commune. La Ville de Mons a mis sur son site Internet un formulaire à travers lequel les habitants de Jemappes uniquement peuvent faire part de leur avis sur la situation actuelle, de leurs habitudes et de leurs envies.

"Le dossier de la ZEC inclut une grande dimension participative", explique Maxime Pourtois, échevin de l’Urbanisme. "Nous avons donc prévu de questionner les habitants. Ce sont eux qui connaissent le mieux le territoire. Il est important de voir comment ils envisagent l’avenir. Un bureau d’études a par ailleurs été désigné pour apporter une analyse plus poussée sur le plan technique, notamment par rapport au caractère des sols, aux grands axes de communication ou aux contraintes du plan de secteur. Il proposera d’ici un an environ un rapport intégrant les enjeux techniques et la volonté des riverains."