Un projet de pôle équestre est dans les cartons.

Août 2024, l'hippodrome de Ghlin est en délire. Les meilleurs cavaliers du monde enchaînent les épreuves sur la piste montoise devant des milliers de spectateurs et surtout des millions de téléspectateurs... Ok, nous nous emballons peut-être un peu trop vite. Mais ce rêve ne semble pas si utopique que cela. Dans quatre ans, les Jeux Olympiques seront organisés à Paris et il n'est pas exclu que nos voisins français fassent appel à la Belgique pour certaines infrastructures.

Dont l'hippodrome de Wallonie, à Ghlin. "La situation géographique de la région de Mons-Borinage par rapport à l'organisation des Jeux Olympiques de 2024 à Paris pourrait effectivement être un atout pour la réalisation de ce pôle équestre", confirme Jean-Luc Crucke (MR), ministre wallon des infrastructures sportives, interpellé sur cette possibilité par Jacqueline Galant (MR).

La député-bourgmestre de Jurbise veut évidemment pousser pour que cette folle idée devienne réalité et que la région de Mons puisse profiter économique et sportivement de la proximité géographique des JO. "Plusieurs acteurs équestres souhaiteraient proposer la candidature de notre région pour la réalisation d’un pôle équestre qui porterait dans un premier temps sur les trois disciplines Olympiques : du jumping, du dressage et du concours complet", explique Jacqueline Galant.

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Cette réalisation nécessiterait cependant la construction de plusieurs bâtiments (pour les pistes couvertes, les écuries, le stockage du matériel, etc.), de plusieurs pistes extérieures (en sables et en herbes), d’au moins un parcours de complet et d’attelage. "Un dossier va par ailleurs être introduit prochainement en collaboration avec la cellule Infrasports de la Direction des Infrastructures sportives du SPW."

Ce à quoi le ministre compétent n'est pas fermé. "En novembre dernier, mon cabinet a rencontré un éleveur de chevaux de concours qui nous a fait part, à juste titre, de l'absence d'un pôle équestre capable d'accueillir des manifestations sportives de niveaux national et international", explique Jean-Luc Crucke. "La ligue équestre, partenaire privilégié potentiel d'un pareil projet, ne m'a pour le moment pas sollicité mais je reste tout à fait disponible. Si le besoin d'un tel équipement est démontré par la ligue, je serai évidemment attentif à leur demande."

Les JO 2024 à Mons : rêve ou réalité ? Réponse dans les prochains mois...