Le MR demande la suppression immédiate des rémunérations du président et du vice-président

Les jours de l’intercommunale du bois d’Havré sont comptés. Par la voix de Stéphane Hazé (Ecolo), la polémique a aussi été exposée au ministre wallon, René Collin (cdH). Le ton était monté la semaine dernière non seulement quant à la structure elle-même mais aussi pour les rémunérations des élus qui y siègent.

Pour rappel, cette intercommunale consacre moins de 15 % de son budget à la gestion forestière. "La part affectée aux émoluments, rémunérations et aux frais de gestion représente plus de 25 % du budget annuel", pestait Catherine Marneffe (Ecolo). Les calculs sont assez simples : Le président (le conseiller PS Samy Kayembé) et le vice-président (l’échevin PS Marc Darville) touchent 19.000 € bruts par an pour ces postes. Les administrateurs bénéficient de 140 € par réunion. Précisons que ces rémunérations respectent le plafond prévu par le décret.

Le ministre a confirmé que 59 % du budget du Bois d’Havré étaient liés à des frais structurels de l’intercommunale à savoir le personnel administratif, la comptabilité, et autres émoluments. "Ce qui pose quand même question", reconnaît-il. "Je pense qu’il est évident qu’une structure de type forêt domaniale indivisé serait peut-être plus adaptée. Des contacts seront pris avec la Ville de Mons pour voir comment organiser une concertation à cet effet."

La ville de Mons a pris, ce vendredi, un premier contact avec l’état fédéral pour envisager un autre mode de gestion. Le ministre wallon lui y est déjà favorable. Reste qu’au MR, comme chez les Verts, attendre n’est pas dans les plans. Les libéraux exigent la suppression immédiate des rémunérations des président et vice-président.

"À nos yeux, la surcharge de travail est pratiquement inexistante", tance Georges-Louis Bouchez (MR). "Le vice-président est lui-même échevin, il a donc un cabinet qui peut s’en occuper. Cette rémunération est hors de portée par rapport à ce que rapporte cette intercommunale. Et à partir du moment où la ville s’est lancée dans des négociations avec l’état fédéral et la Région, ça prouve bien que la structure n’est plus adaptée. Plutôt que de se réfugier derrière des négociations qui vont être extrêmement longues, prenons les devants en agissant directement sur les salaires." Motion allant dans ce sens sera déposée au prochain conseil communal.