Assouplissement et relâchement. La nuance prend tout son sens depuis le dernier CNS qui a allégé certaines mesures comme la bulle de 5 ou la durée de la quarantaine. Mais Sophie Wilmès appelle à ne pas baisser la garde pour autant.

Le virus est toujours là en effet. Le nombre de contaminations est augmentation. Mais l'enjeu décisif réside dans la capacité des hôpitaux à pouvoir accueillir les malades du covid qui souffrent de complications. C'est parce que les hôpitaux étaient sur le point d'être saturés – certains l'étaient même – qu'il a fallu confiner le pays en mars. Sans cela, le nombre de décès aurait explosé.

L'attention est donc portée sur les hôpitaux et à Mons, la situation reste sous contrôle. "C'est très stable actuellement. Nous avons quatre patients covid hospitalisés et aucun en soins intensifs. Cela fait plusieurs semaines que nous oscillons entre trois et cinq patients", indique Stéphane Olivier, directeur du CHU Ambroise-Paré. À l'hôpital Saint-Joseph également, c'est calme. On nous signale trois patients covid et un en soins intensifs.

La situation est sous contrôle. Et si les mesures s'assouplissent de CNS en CNS, les hôpitaux montois ne s'inquiètent pas pour le moment. "Néanmoins, nous ne savons pas de quoi demain sera fait, il faut rester vigilant. Nous appliquons toujours toute une série de mesures au sein de l'hôpital comme le port du masque ou des restrictions pour les visites", poursuit Stéphane Olivier. "Dans ce contexte, il me paraît assez normal que les autorités procèdent à des assouplissements. Car si on maintient des mesures trop dures trop longtemps, elles ne seront plus respectées."

Les derniers chiffres communiqués par Sciensano ce vendredi indiquent tout de même que les hospitalisations sont en hausse. Mais pour l'heure, dans les hôpitaux montois, on est loin de la tempête essuyée le week-end de Pâques. D'où l'importance de ne rien relâcher, malgré les assouplissements…