Des ouvriers communaux sont suspectés d’avoir participé à de la propagande pro-PS

MONS On pensait que la distribution de tract ayant mal tourné pour le candidat C + Michaël Chevalier (voir notre édition du jeudi 11 octobre) serait le dernier incident d’une campagne électorale électrique à Colfontaine. Eh bien non ! Hier, le cartel C + a décidé de diffuser des photos prises par un de ses candidats, Lino Rizzo pour ne pas le citer.

Elles montrent des ouvriers communaux et des colleurs d’affiche sur un terrain privé de la rue Jean-Baptiste Clément, à proximité de panneaux électoraux fraîchement installés.

Pour Nicolas Dubois, la tête de liste C +, il n’y a aucun doute : “Le personnel communal a participé à un acte de propagande durant ses heures de travail. On nous a prévenus de leur présence vers 9 h 30 et les photos ont été prises une demi-heure plus tard. Ils n’ont donc pas fait que passer”.

Concrètement, les photos ne prouvent rien, les ouvriers communaux photographiés n’apparaissant pas affiches en mains. Ce qui est troublant, c’est qu’un de ceux-ci, après avoir compris qu’on le photographiait, est allé déposer une plainte pour harcèlement. “Plus troublant encore : il s’avère que le plaignant est l’époux d’une candidate PS”, précise Nicolas Dubois.

L’affaire n’en est pas restée là. Actée ce mardi 9 octobre vers 15 h 30, soit quelques heures après la prise des photos, la plainte a débouché sur l’audition de Lino Rizzo deux jours plus tard. “Quelle efficacité de la part de la police boraine”, interpelle Nicolas Dubois. Quant à Lino Rizzo, il a expliqué, dans sa déposition, qu’en tant que conseiller communal, il ne faisait “que veiller à l’utilisation des biens et du personnel de la commune dans le respect de la loi”.

Pour être complet, notons que les responsables de C + vont mandater un spécialiste afin de contrôler la légalité de ce qu’ils considèrent comme une sur-communication dans les 8.679 boîtes aux lettres de Colfontaine.



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