La campagne de vaccination wallonne contre le coronavirus a débuté ce lundi à la Bonne Maison de Bouzanton, à Mons. La vaccination se fait sur base volontaire. Dans cette maison de repos, 86% des résidents et du personnel ont décidé de franchir le cap.

"J'étais un peu hésitante au début. Mais la maladie avançait et on ne trouvait pas de traitement. Je me suis donc dit que ce serait bien de participer à ce test", confie Marie-Christine Coek, infirmière. "Je viens de me faire vacciner et ça va très bien. On verra s'il y a des effets secondaires. J'avais peur de ce qui pourrait m'arriver, notamment parce que le vaccin a été produit rapidement. Mes enfants et les résidents de la maison de repos m'ont convaincu. J'ai envie qu'ils puissent retrouver une vie normale rapidement."

Ce vaccin, on en a débattu au sein du personnel de la maison de repos. Plusieurs éléments ont pesé dans la balance pour convaincre la majeure partie de franchir le cap. "J'ai d'abord été convaincu par ma formation paramédicale. Ensuite, par le webinaire de l'Aviq qui est très bien réalisé. Enfin, parce que j'estime que c'est un acte civique important. Plus il y aura de personnes vaccinées, plus vite on arrivera à éradiquer ce virus", estime Tony Agostinelli, kinésithérapeute. "Le délai de production du vaccin, plus court que d'habitude, ne m'a pas inquiété. Cela s'explique par l'ampleur de la pandémie et le fait qu'on a mis beaucoup plus de moyens pour trouver ce vaccin."

Pour ce kiné montois, il ne faut pas hésiter. "Si je devais avoir des effets secondaires, ce serait ceux d'une grippe. Par contre, si on attrape le coronavirus, on peut se retrouver aux soins intensifs, voire pire. Ça ne me fait pas hésiter. Pour moi, se faire vacciner, c'est un acte solidaire, par rapport au boulot et à la famille. Si tout le monde se fait vacciner, il n'y a plus de covid", conclut Tony Agostinelli.