Mons

Carlo Di Antonio, fondateur du festival, se remémore quelques moments forts.

Fondateur du Dour Festival, Carlo Di Antonio, également bourgmestre de Dour, garde un œil attentif sur l’événement et son développement. Il revient d’ailleurs chaque année sur le site pour profiter du moment et découvrir l’un ou l’autre groupe.

Carlo, quel est votre meilleur souvenir du festival depuis sa création ?

Je me souviens évidemment de la première année. C’était une aventure folle, nous ne savions pas vraiment dans quoi on s’engageait, on n’avait pas d’expérience en la matière. Pouvoir ouvrir le site et organiser des concerts était déjà une victoire ! Au fil des années, quand on a commencé à se rendre compte que les gens venaient de plus loin, notamment de Liège, c’était un grand moment de fierté. Une manifestation à la base très locale prenait de l’ampleur.

Et si vous deviez épingler un moment phare de ces dernières années ?

Il y a beaucoup de moments particuliers mais en 2006 ou 2007, nous avons connu une annulation sur la scène principale. Un groupe qui avait joué l’année précédente a accepté de terminer son concert aux Pays-Bas et de revenir dare-dare à Dour pour se produire. Le retard s’était accumulé, le public s’était assis devant la scène et attendait en chantant. Il y avait un monde fou car c’était le dernier concert. Par téléphone, les réglages des instruments ont été faits aussi bien que possible. Les gars du groupe sont arrivés, ils ont sauté du bus et ont commencé à jouer. C’était très rock’n’roll, c’était un moment assez incroyable !

Vous vous attendiez à ce que le festival prenne une telle ampleur ?

Certainement pas, nous voulions juste créer quelque chose dans la région, pour les jeunes d’ici. L’ambition a grandi au fil des années, car nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait pas d’équivalent en Wallonie, qu’il y avait une place à prendre : nous ne sommes à la recherche de grosses têtes d’affiche, le festival est plus orienté sur l’ambiance et sur la découverte mais avec toujours la qualité en toile de fond. Aujourd’hui, la réputation de l’événement n’est plus à faire, les artistes demandent à venir se produire ici.