Depuis le début du mois, les navetteurs de la ligne Mons-Quévy doivent en moyenne compter huit minutes de plus pour gagner la capitale. En cause, des traverses qui doivent être remplacées entre Frameries et Mons. Et faute d'intervention d'Infrabel, la vitesse des trains est réduite sur ce tronçon.

Les travaux de renouvellement des traverses devraient s’étaler sur près d’un an. Beaucoup trop long pour les navetteurs concernés et leurs doléances ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Eric Thiébaut (PS) annonce en effet qu'il va interpeller le ministre de la Mobilité pour débloquer des budgets d'urgence et raccourcir au maximum la durée des travaux.

"Les usagers de la ligne 96 qui prennent le train à Quévy pour se rendre à Mons, puis à Bruxelles, n’ont pas de mots assez durs pour décrire leur situation", souligne le député-bourgmestre d'Hensies. "Depuis le 7 septembre, il leur faut désormais pas loin d’une demi-heure pour parcourir cette courte distance de 14 km, alors qu’il suffisait d’un quart d’heure jusqu’ici. Dans l’attente des travaux de remplacement des traverses, de nombreux navetteurs font désormais le choix de se rendre directement à la gare de Mons en voiture, malgré les problèmes de parking et de mobilité."

De manière générale, ceux qui empruntent cette ligne 96 ne sont pas vraiment gâtés. "Le manque d’entretien et les désagréments occasionnés par l’absence d’investissements sur cette ligne suscitent l’inquiétude des navetteurs. Ces derniers se posent, à juste titre, des questions quant au maintien à long terme de cette ligne ! Je vais donc demander des engagements fermes de la part du ministre pour rassurer les usagers de la ligne 96", conclut Eric Thiébaut.