La scan-car, c'est l'arme fatale sans Danny Glover ni Mel Gibson, mais avec des caméras ANPR sur le toit. Cette voiture sillonne ainsi les rues du centre-ville tout en scannant les plaques d'immatriculation des véhicules stationnés. Et gare à ceux qui ne sont pas en règle.

Cependant, aussi révolutionnaire soit-il, ce nouvel outil est loin de faire l'unanimité. À Genk, un juge de paix vient d'acquitter un prêtre qui s'était fait pincer par une scan-car. Le malheureux s'était simplement arrêté une petite minute pour déposer une lettre. La machine à PV n'a pas fait dans la dentelle. Le prêtre a refusé de payer l'amende et le juge lui a donné raison.

Le cas est loin d'être isolé. À Liège, le système des scan-cars a subi quelques revers dans la reconnaissance des véhicules riverains. À La Louvière, la grande faucheuse a suspendu sa course. En cause, des problèmes liés à l'occupation de places pour PMR. À Charleroi, des contraventions ont été contestées avec succès devant le tribunal en invoquant la loi sur les caméras cachées.

On l'aura compris, le système essuie des maladies de jeunesse. Mais il est toujours à l'étude à Mons, même si le dossier a pris un peu de retard. Un premier appel d'offres avait été lancé, la Ville en a reçu trois très différentes. Le cahier des charges va donc être fignolé avec des clauses techniques plus précises pour rectifier le tir et intégrer les leçons tirées des expériences menées ailleurs.

Il n'y a donc pas le feu au lac dans la Cité du Doudou. La scan-car était d'abord évoquée sur les routes montoises en 2021, puis 2022. On parle maintenant de 2023. "La scan-car aura plutôt un rôle d'appui. Il y aura en tout cas une personne présente pour effectuer un contrôle humain dans les cas qui posent problème et éviter les soucis rencontrés ailleurs", explique Maxime Pourtois, échevin en charge des parkings à Mons. "De plus, on ne veut pas lancer la scan-car sans toutes les alternatives nécessaires en matière de stationnement, de navettes et de places achat-minute. C'est un outil de contrôle supplémentaire qui sera intégré dans notre politique de parking qui a pour objectif de faciliter la rotation des stationnements au profit des commerces du centre-ville."