L'annonce de la manifestation pour les droits de tous a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. L'annonce de son "interdiction" en a fait tout autant. À la suite d'une décision du collège de police, l'événement n'est pas autorisé. Mais les réactions fusent sur le Net. Alors que plus de 2.800 personnes avaient indiqué vouloir participer ou être intéressées par le rassemblement, certains commentent son annulation en affirmant vouloir se "promener" à Mons malgré tout, voire à manifester en dépit de l'avis des autorités.

Du côté de la police en tout cas, un dispositif est prévu pour faire face à d'éventuels débordements. Le message des forces de l'ordre ce mercredi matin: manifester est un droit, mais appel à la prudence. La police nous confirme en effet qu'elle a recueilli suffisamment d'informations annonçant la présence de casseurs. Les organisatrices voulaient une manifestation pacifique. Mais selon la police montoise, certains voudraient y prendre part pour semer le trouble.

"C'est d'ailleurs ce qui nous a conduits à ne pas autoriser l'événement", nous explique la porte-parole de la zone Mons-Quévy. "Il y a déjà eu de nombreuses manifestations autorisées à Mons. Mais dans ce cas-ci, les signaux étaient rouges. Nous recommandons à chacun de faire attention, il en va de la sécurité."