Maillon faible entre la future gare, les Grands Prés et le cœur historique de Mons, l’axe de la gare est stratégique. Le transfigurer est l’objectif que s’est fixé le collège PS-Ecolo, avec plus d’une corde à son arc.

On le sait, les brigades PUMA gèrent déjà le volet sécurité. Des façades vont bientôt être mises en couleur pour rendre le paysage plus attrayant. À côté de ça, le collège a également entrepris d’acheter ou de louer des bâtiments pour y installer des artistes et des artisans, en partenariat avec le Comptoir des Ressources Créatives (CRC).

Deux ateliers éphémères ont déjà ouvert leurs portes à la rue des Capucins et à la rue de la Petite Guirlande. Deux autres devraient ouvrir prochainement. Et deux nouveaux se profilent encore. Le collège souhaite en effet louer pour un an le bâtiment anciennement occupé par nos confrères de La Province à la rue des Capucins. Il souhaite en outre acquérir pour 350.000 euros l’ancien magasin Multipharma situé à la rue Rogier.

L’opération est double à travers cette politique d’acquisitions et de locations. Il s’agit d’une part de relancer de l’activité dans un axe qui faisait grise mine. Mais aussi d’offrir des espaces de travail partagés pour les créateurs. Et les demandes affluent ! "Nous sommes volontaristes. C’est notre rôle de pouvoir aller là où les privés ne veulent pas. Nous comptons avoir 10 à 15 bâtiments d’ici 2 ou 3 ans pour ce projet afin de créer une dynamique positive", explique l’échevin Maxime Pourtois.

Dans les rangs de Mons en Mieux toutefois, le volontarisme du collège communal n’est pas apprécié. Entre la maternité commerciale, le fonds d’impulsion et la redynamisation du quartier de la gare, le collège deviendrait selon Georges-Louis Bouchez un opérateur immobilier incontournable pour toute personne désireuse de lancer une activité en centre-ville.

Pourtant, le nombre de bâtiment appartenant à la Ville représente un pourcentage minime, assure le bourgmestre. "Par ailleurs, la volonté n’est pas de rester propriétaire durablement mais de donner une impulsion en visant un ensemble d’activités variées et de qualité", ajoute Nicolas Martin. "Cette manière de redonner de la valeur à un quartier a prouvé ses effets dans d’autres villes."

Avec ou sans le soutien de Mons en Mieux, le collège entend donc poursuivre sur sa lancée. Avec succès ? Georges-Louis Bouchez se désespère de pouvoir objectiver les résultats de la politique de redynamisation de la majorité. Voilà des mois qu’il réclame un cadastre des commerces, estimant que le bourgmestre communique beaucoup sur l’ouverture des nouveaux, mais moins sur les fermetures. Saint-Thomas, GLB, même combat ? Des chiffres en valeur absolue pourraient le convaincre. Ou pas.