Le docteur De Waele, médecin légiste désigné par le juge d'instruction dans le cadre de l'enquête sur la mort de Céline Doignon, tuée le 23 avril 2019 à Mons, a témoigné devant la cour d'assises dans le cadre du procès d'Adrien Curon. Selon lui, la victime a tenté de se défendre face à son agresseur, armé d'un couteau, et elle a agonisé plusieurs minutes. L'expert a relevé, lors de l'autopsie, 25 plaies sur le corps de la victime: sur le crâne, dans le dos et sur le bras-droit de Céline Doignon, ce qui prouve qu'elle a tenté de se défendre face à son agresseur. Selon le médecin, les coups ont été portés avec une certaine violence, car le bout de la lame s'est brisé au contact des os de la tête et du dos.

Il ressort de son analyse qu'un coup, porté dans le cou et qui a sectionné la jugulaire, et du sang retrouvé dans le poumon droit, ont entraîné la mort. La victime, en difficultés respiratoires, a agonisé plusieurs minutes. Si la majorité des coups ont été portés par-derrière, le médecin estime que la victime s'est retrouvée, à un certain moment, en face de son agresseur et qu'elle a tenté de se saisir du couteau. Des plaies relevées dans ses mains confirment cette hypothèse.

L'accusé avait aussi des plaies à sa main gauche. Il conteste avoir dit à un codétenu qu'il s'était occasionné ces blessures lui-même en vue de soutenir la légitime défense lors de son procès. Selon le légiste, il est plausible qu'il s'est blessé en frappant la victime, sauf que l'accusé est droitier.

Le 23 avril 2019, Céline Doignon s'est rendue chez son voisin Adrien Curon, en compagnie de sa fille âgée de quatre ans, seule témoin du crime. L'accusé prétend qu'il s'est fâché quand il a vu que Céline consommait de la cocaïne chez lui.

Il ressort de l'enquête que l'accusé était exhibitionniste et qu'il téléchargeait des images à caractère pédopornographique. La fille de la victime a déclaré à un psychologue que, le jour des faits, Adrien Curon lui a montré son sexe, ce qu'il conteste. Une chose est certaine, il n'a pas abusé sexuellement de l'enfant, comme a pu constater le médecin légiste.

Adrien Curon est accusé de meurtre, d'attentats à la pudeur, d'outrages publics aux mœurs et de détention d'images à caractère pédopornographique.

Le procès se poursuivra ce mardi avec les auditions de tous les témoins convoqués.