La cour d'assises a auditionné une série de témoins qui ont mis en évidence le caractère pervers d'Adrien Curon, accusé du meurtre de Céline Doignon commis à Mons le 23 avril 2019, et de divers faits de mœurs. L'ex-compagne d'Adrien, qui a partagé sept ans de sa vie, a évoqué des relations sexuelles un peu particulières au début de leur relation. Le témoin a remarqué des choses anormales chez l'accusé, notamment ses conversations avec des adolescentes sur les réseaux sociaux, lors de leur relation.

La relation a pris fin, alors qu'Adrien était en prison. "Il voulait me faire un enfant en prison, il n'avait aucun scrupule (...) Pour lui, il n'avait rien fait de mal". Le témoin n'a senti aucun remord, déclarant qu'il était capable de recommencer.

La nuit des faits, Adrien l'a appelé plusieurs fois durant la nuit. "Il disait qu'il y avait du sang partout, qu'il y avait une petite fille. Il m'a dit qu'elle l'avait agressé et qu'il s'était défendu. Il ne savait pas quoi faire du corps. Je lui ai dit d'appeler la police. Il disait à la petite fille : tu vois, à cause de ta mère. Quand il m'a rappelé, j'ai entendu qu'on venait le chercher. J'ai encore entendu la petite fille derrière qui disait: tu as tué ma maman, tu as tué ma maman !"

La cour a ensuite auditionné la psychologue qui s'est occupée de la fille de Céline Doignon, après sa mort. "Elle m'a dit, lors du premier entretien, Adrien a planté maman avec un couteau. Plus tard, elle m'a dit qu'Adrien lui avait montré son zizi, elle avait de grosses difficultés à s'expliquer. Le traumatisme était très clair. Elle a dessiné le studio, déclarant qu'il lui avait montré son zizi en érection dans son studio, alors qu'elle regardait la télévision."

L'ex-voisine de la mère d'Adrien Curon l'a surpris quant à elle en train de se masturber devant elle, le 8 juin 2015. "Chaque fois que mes fils, âgés de trois et six ans, sortaient dans le jardin, il sortait aussi et faisait des aller-retours dans sa cour, séparé de la mienne par un grillage. Je l'ai vu déposer une chaise derrière un arbre, il s'est assis et s'est masturbé en regardant mes enfants qui jouaient dans le trampoline. Je l'ai vu depuis l'étage, je suis descendue, il a remonté son pantalon, déclarant qu'il ne faisait rien de mal, qu'il jouait avec son téléphone."

Le 15 avril 2017, le témoin a surpris Adrien en train de se masturber à la fenêtre de sa chambre, en la regardant. Ces témoignages démontrent le caractère particulièrement pervers de l'accusé.